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	<title>Autres Publications</title>
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	<description>Agence d&#039;urbanisme de la région nantaise</description>
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	<title>Autres Publications</title>
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	<item>
		<title>Synthèse des résultats de l’Enquête mobilité en Loire-Atlantique certifiée CEREMA (EMC2) de 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[claude.denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 12:18:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres publications]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre septembre 2024 et mars 2025, une grande enquête a été réalisée auprès des habitants de la Loire-Atlantique pour comprendre leurs pratiques quotidiennes de mobilité. Ce sont ainsi plus de 24 000 habitants de plus de 5 ans du département qui ont été interrogés sur leurs déplacements réalisés du lundi au vendredi, en dehors des périodes de vacances scolaires. L&#8217;EMC2 (Enquête Mobilité Certifiée Cerema) de 2025 fait suite à plusieurs enquêtes similaires réalisées depuis les années 1980, dont la dernière avait été réalisée entre 2014 et 2015 sur le même périmètre. Cette plaquette « synthèse des résultats » a été </p>
<p>L’article <a href="https://www.auran.org/autre-publication/synthese-des-resultats-de-lenquete-mobilite-en-loire-atlantique-certifiee-cerema-emc2-de-2025/">Synthèse des résultats de l’Enquête mobilité en Loire-Atlantique certifiée CEREMA (EMC2) de 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.auran.org">AURAN | Agence d&#039;urbanisme de la région nantaise</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2026/06/NM-2026-01_A4-SYNTHESE-8-PAGES-Enquete-Mobilite-Loire-Atlantique_2026-WEB-PaP.pdf" target="_blank" rel="noopener"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignleft wp-image-34347 size-full" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2026/06/NM-2026-01_A4-SYNTHESE-8-PAGES-Enquete-Mobilite-Loire-Atlantique_2026-WEB-PaP.jpg" alt="" width="550" height="794" /></a>Entre septembre 2024 et mars 2025, une grande enquête a été réalisée auprès des habitants de la Loire-Atlantique pour comprendre leurs pratiques quotidiennes de mobilité.<br />
Ce sont ainsi plus de 24 000 habitants de plus de 5 ans du département qui ont été interrogés sur leurs déplacements réalisés du lundi au vendredi, en dehors des périodes de vacances scolaires. L&rsquo;EMC2 (Enquête Mobilité Certifiée Cerema) de 2025 fait suite à plusieurs enquêtes similaires réalisées depuis les années 1980, dont la dernière avait été réalisée entre 2014 et 2015 sur le même périmètre. Cette plaquette « synthèse des résultats » a été présentée par l&rsquo;agence lors d’une conférence de presse le mardi 30 juin 2026, en présence de Nantes Métropole, Saint-Nazaire Agglo, l’État et la Région Pays de la Loire. Il s’agit d’une première publication qui s’attache à présenter les principaux chiffres à l’échelle de la Loire-Atlantique. L’Auran va prochainement diffuser différentes analyses complémentaires pour apporter un éclairage sur les grandes tendances observées sur chacun des territoires de ses adhérents.</p>
<!-- WP Attachments -->
        <div style="width:100%;margin:10px 0 10px 0;">
            <h3>Document(s) à télécharger :</h3>
        <ul class="post-attachments"><li class="post-attachment mime-application-pdf"><div>
  <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.auran.org/autre-publication/synthese-des-resultats-de-lenquete-mobilite-en-loire-atlantique-certifiee-cerema-emc2-de-2025/?download=34241">Synthèse des résultats de l’Enquête mobilité en Loire-Atlantique certifiée CEREMA (EMC2) de 2025</a>
  <p style="margin-bottom: 20px"><small>(2 Mo)</small></p>
</div></li></ul></div><p>L’article <a href="https://www.auran.org/autre-publication/synthese-des-resultats-de-lenquete-mobilite-en-loire-atlantique-certifiee-cerema-emc2-de-2025/">Synthèse des résultats de l’Enquête mobilité en Loire-Atlantique certifiée CEREMA (EMC2) de 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.auran.org">AURAN | Agence d&#039;urbanisme de la région nantaise</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une baisse significative de la consommation d&#8217;espace sur le SCoT du Pays de Retz</title>
		<link>https://www.auran.org/autre-publication/une-baisse-significative-de-la-consommation-despace-sur-le-scot-du-pays-de-retz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[claude.denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 22:53:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers thématiques]]></category>
		<category><![CDATA[Update]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) porté par le Pays de Retz et approuvé en 2013 s’est doté d’un Observatoire, dont la vocation est de suivre la mise en œuvre des orientations du SCoT, de permettre le partage d’expériences et de préparer une éventuelle adaptation des objectifs aux dynamiques constatées sur le territoire (retrouvez ici en téléchargement la première publication de l&#8217;Observatoire territorial du Pays de Retz). Dans ce cadre, et en s’appuyant sur l’Observatoire des espaces et du foncier (ODEF) développé par l’AUran avec ses adhérents et partenaires, ont été analysés au regard des objectifs du SCoT, les premiers </p>
<p>L’article <a href="https://www.auran.org/autre-publication/une-baisse-significative-de-la-consommation-despace-sur-le-scot-du-pays-de-retz/">Une baisse significative de la consommation d&rsquo;espace sur le SCoT du Pays de Retz</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.auran.org">AURAN | Agence d&#039;urbanisme de la région nantaise</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignleft size-large wp-image-1469" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2016/01/img_6961-1024x683.jpg" alt="img_6961" width="620" height="414" />Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) porté par le Pays de Retz et approuvé en 2013 s’est doté d’un Observatoire, dont la vocation est de suivre la mise en œuvre des orientations du SCoT, de permettre le partage d’expériences et de préparer une éventuelle adaptation des objectifs aux dynamiques constatées sur le territoire (retrouvez <a href="https://www.auran.org/publications/pays-de-retz-premiere-publication-de-lobservatoire-territorial">ici</a> en téléchargement la première publication de l&rsquo;Observatoire territorial du Pays de Retz).</p>
<p>Dans ce cadre, et en s’appuyant sur l’Observatoire des espaces et du foncier (ODEF) développé par l’AUran avec ses adhérents et partenaires, ont été analysés au regard des objectifs du SCoT, les premiers résultats issus de l’analyse de la photographie aérienne de 2012. Ces données peuvent être mises à disposition des communes et Intercommunalités lors de l’élaboration ou la révision de leurs documents d’urbanisme dans le cadre d’une convention avec l’Agence et le Pays de Retz.</p>
<p><strong>Le SCoT Pays de Retz s’est donné pour objectif de réduire sa consommation d’espace par l’urbanisation</strong> : &#8211; 30% pour les espaces à vocation résidentielle et mixte et &#8211; 10% pour les espaces à vocation économique. Ces objectifs sont basés sur l’analyse de la période 1999-2009. Durant ces 10 années, ce sont 162 hectares par an qui ont été consommés par l’urbanisation (moyenne annuelle, redressement 2015).</p>
<p>L’analyse de la photographie aérienne réalisée en 2012 <strong>révèle une diminution globale de 29%</strong> de la consommation d’espace par l’urbanisation sur l’ensemble du territoire du SCoT entre 2009 et 2012.</p>
<p>Cette diminution de la consommation d’espaces par l’urbanisation sur le territoire du ScoT Pays de Retz <strong>s’inscrit dans un contexte de baisse globale de la consommation de l’ensemble des territoires des SCoT de Loire-Atlantique accompagnés par l’Agence</strong> (<a href="https://www.auran.org/chiffres/un-ralentissement-global-de-la-consommation-despaces-par-lurbanisation/">pour en savoir plus </a>).</p>
<p>Sur le territoire du SCoT Pays de Retz, cette diminution est de 34% pour le tissu urbain résidentiel et mixte et de 6% pour les sites d’activités et spécialisés. A l’échelle du SCoT, les objectifs de réduction de consommation d’espaces par l’urbanisation sont donc atteints concernant l’habitat, et la tendance est également à la baisse pour les sites d’activités et spécialisés. On peut noter que près de la moitié (45%) de cette consommation d’espace est réalisée au sein du tissu urbain constitué (dents creuses, espaces sous utilisés de grandes parcelles…).</p>
<p>A l’échelle des intercommunalités, les territoires ont au moins stabilisé leur consommation d’espace. Certaines l’ont diminuée de façon significative.</p>
<div>
<div>
<div><strong>La consommation d&rsquo;espaces par l&rsquo;urbanisation en ha/an</strong></div>
<div><img decoding="async" class="alignleft wp-image-20557 size-medium" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2022/11/conso-legende-300x94.png" alt="" width="300" height="94" /></div>
<div>
<div></div>
</div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-20956" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2022/11/201412-consorond19992012.jpg" alt="" width="1200" height="974" /></p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-20554" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2022/11/index-pdr-1024x563.jpg" alt="" width="871" height="479" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’évolution du tissu urbain résidentiel et mixte est à analyser au regard du nombre de logements neufs construits chaque année sur le territoire. Le SCoT Pays de Retz s’est donné pour objectif de construire en moyenne de 15 à 20 logements neufs pour 1 hectare consommé selon les communes.</p>
<p>Sur la période 2009-2012, <strong>on observe que pour 1 ha consommé par l’urbanisation, 15 logements ont été construits</strong>. Cet indice est en augmentation constante (10 logements neufs/ha consommé en moyenne entre 1999 et 2004, 12 entre 2004 et 2009). L’optimisation du développement urbain observé entre 2009 et 2012 s’inscrit dans les objectifs fixés par le SCoT.</p>
<p>Son augmentation signifie que l’on construit globalement plus de logements en consommant moins de foncier. Cela peut se traduire notamment par une part plus importante de renouvellement urbain (évolution ou mutation des bâtiments existants), à une demande qui évolue (parcelles moins grandes, logements plus proches des services…), à une plus forte protection des espaces naturels et agricoles dont la part reste de 91% du territoire, &#8230;</p>
<p>Cette optimisation du développement urbain se traduit par des formes urbaines diversifiées laissant une large place à la maison individuelle.</p>
<p>Avec une moyenne peu dense de 9,2 logements par ha urbanisé, le tissu urbain du Pays de Retz offre encore des potentialités importantes d’optimisation du développement.</p>
<div>
<div>
<div><strong>Optimisation du développement urbain</strong></div>
<div></div>
<div></div>
</div>
</div>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-20957" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2022/11/epci-optimisation_0.jpg" alt="" width="1200" height="592" /></p>
<p>Les sites d’activités et spécialisés représentent 0,7% du territoire. Mais au total, c’est plus de 2 000 ha, soit 1,5% du territoire, qui sont dédiés au développement économique si on y inclut les espaces théoriquement urbanisables.</p>
<p>Le dynamisme économique du Pays de Retz a contribué à la croissance de l’emploi malgré un contexte difficile. Entre 2006 et 2011, l’emploi a continué de croître (+1,5% par an) à un rythme supérieur à la moyenne départementale (+1,2% par an).</p>
<p>La localisation de l’emploi dans le Pays de Retz montre que 41% se situe en ville, dont 21% dans les centres-urbains, et 36% en Zones d’Activités Économiques (ZAE) dont 51% en zones d’équilibres et 31% en zones de proximité identifiées par le SCoT.</p>
<p>Plus de 3 500 ha sont théoriquement disponibles pour l’urbanisation dans les documents d’urbanisme (espaces non urbanisés en zone U, AU ou Nh/Ah constructible&#8230;), sous réserve de disponibilité effective (contraintes environnementales, foncières, financières, d’opportunité…). L’analyse de ces gisements évolue progressivement en tenant compte des dynamiques qui s’opèrent sur les territoires.</p>
<p>2/3 environ de ces gisements sont situés en centres urbains et tissus résidentiels et mixtes, 1/3 en sites d’activités et spécialisés.</p>
<p>Au total, 27% de ces «gisements» fonciers, soit près de 1 000 ha, sont situés au sein du tissu urbain constitué (dans l’enveloppe urbaine), le reste en extension. Ce taux est plus élevé pour le tissu urbain résidentiel et mixte (31%) qu’en sites d’activités et spécialisés (19%).</p>
<p>Depuis l’approbation du SCoT en 2013, les révisions de PLU tendent ainsi à réduire les gisements en extension de l’enveloppe urbaine.</p>
<p>L’article <a href="https://www.auran.org/autre-publication/une-baisse-significative-de-la-consommation-despace-sur-le-scot-du-pays-de-retz/">Une baisse significative de la consommation d&rsquo;espace sur le SCoT du Pays de Retz</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.auran.org">AURAN | Agence d&#039;urbanisme de la région nantaise</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les attendus du document d’aménagement artisanal, commercial et logistique (DACCL)</title>
		<link>https://www.auran.org/autre-publication/les-attendus-du-document-damenagement-artisanal-commercial-et-logistique-daccl/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[claude.denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Feb 2022 11:01:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers thématiques]]></category>
		<category><![CDATA[Update]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le document d’aménagement artisanal, commercial et logistique (DAACL) vient fixer les conditions d’implantation des commerces et de la logistique commerciale. Il s’inscrit dans une succession de modifications du cadre réglementaire visant à mieux outiller les collectivités pour encourager les complémentarités entre les pôles commerciaux et encadrer et contrôler le développement commercial au profit des centralités. Partie intégrante du document d’orientations et d’objectifs (DOO), partie opposable du schéma de cohérence territoriale (SCoT), le DAACL est redevenu une pièce obligatoire. La révision ou l’annulation du DAACL est néanmoins sans incidence sur les autres documents du SCoT. La Loi n° 2021-1104 du 22 </p>
<p>L’article <a href="https://www.auran.org/autre-publication/les-attendus-du-document-damenagement-artisanal-commercial-et-logistique-daccl/">Les attendus du document d’aménagement artisanal, commercial et logistique (DACCL)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.auran.org">AURAN | Agence d&#039;urbanisme de la région nantaise</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignleft wp-image-20962" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2022/02/vent-ouest_01-300x200.jpg" alt="" width="620" height="414" /></p>
<p>Le document d’aménagement artisanal, commercial et logistique (DAACL) vient fixer les conditions d’implantation des commerces et de la logistique commerciale. Il s’inscrit dans une succession de modifications du cadre réglementaire visant à mieux outiller les collectivités pour encourager <strong>les complémentarités entre les pôles commerciaux</strong> et <strong>encadrer et contrôler le développement commercial au profit des centralités</strong>.</p>
<p>Partie intégrante du document d’orientations et d’objectifs (DOO), partie opposable du schéma de cohérence territoriale (SCoT), le DAACL est redevenu une <strong>pièce obligatoire</strong>. La révision ou l’annulation du DAACL est néanmoins sans incidence sur les autres documents du SCoT.</p>
<p><strong>La Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets </strong>(dite loi Climat et résilience) apporte un certain nombre de modifications du code de l’urbanisme et du code du commerce impactant l’aménagement commercial. Elle introduit notamment la prise en compte de l’impact sur l’<strong>artificialisation des sols </strong>et la <strong>consommation économe de l’espace </strong>dans les conditions d’implantation, notamment par l’accompagnement du renouvellement des zones commerciales.</p>
<ul>
<li><strong>Article 219 : </strong>Le DAAC du SCoT intègre la logistique commerciale et devient un document d’aménagement artisanal, commercial <strong>et logistique</strong>. Il doit désormais déterminer les conditions d’implantation des constructions commerciales et logistiques commerciales et localiser les secteurs d’implantation privilégiés de ces équipements. Cette obligation doit venir rééquilibrer le niveau de contraintes entre e-commerce et commerces physiques. Ce qui relève de la logistique commerciale n’est néanmoins pas défini. (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000043957248">https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000043957248</a>)</li>
<li><strong>Article 215 : </strong>Les projets commerciaux entre 3 000 et 10 000 m<sup>2</sup> qui engendrent une artificialisation des sols ne peuvent pas bénéficier d’exploitation commerciale, sauf dérogations. Les projets de 10 000 m<sup>2 </sup>et plus sont interdits. (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000043957244">https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000043957244</a>)</li>
<li><strong>Article 216 : </strong> Le maire ou le président de l&rsquo;établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d&rsquo;urbanisme, quelle que soit la taille de la commune, peut <strong>saisir la Commission départementale d’aménagement commercial </strong>(CDAC) pour les projets commerciaux entre 300 et 1 000 m<sup>2</sup> qui artificialisent les sols. (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000043957245">https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000043957245</a>)</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Un cadre de référence pour l’aménagement et le développement commercial</h3>
<h5><em>Un outil-levier de dialogue et de négociation au cœur d’un système de régulation</em></h5>
<p><img decoding="async" class="wp-image-20560 aligncenter" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2022/02/Image1-1024x639.png" alt="" width="870" height="543" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le DAACL doit réglementer le commerce de détail (alimentaire, équipement de la personne ou de la maison…), l’artisanat commercial (boulangerie, boucherie, coiffeur, fleuriste…) et la logistique.</p>
<p>Les documents d’urbanisme locaux (pour les autorisations de construire) et les décisions en CDAC (pour les autorisations d’exploitation commerciale) doivent être compatibles avec les prescriptions du SCoT et du DAACL.</p>
<p>A noter que seuls les drives organisés pour l’accès en automobile sont soumis à autorisation d’exploitation commerciale. Les drives piétons ne sont donc pas concernés. Quant aux points de <em>Click &amp; Collect,</em> leur encadrement dépend du lieu de retrait.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><em>Les grandes questions d’un futur DAACL en matière d’aménagement commercial</em></h5>
<ul>
<li>Comment le SCoT peut conforter l’équilibre commercial des territoires en apportant une offre répondant aux besoins de consommation de la population ?</li>
<li>Quelle ambition pour les commerces des centralités ? Comment le SCoT peut accompagner les démarches engagées par certains territoires pour conforter les commerces dans les centres-bourgs / villes (conventions ORT, opérations cœur de ville&#8230;) ?</li>
<li>La trajectoire du ZAN vient réinterroger la manière de produire des surfaces commerciales (et notamment dans les zones périphériques). Quelle ambition sera portée par le SCoT en matière d’optimisation et de développement du foncier commercial ?</li>
<li>L’avènement du drive, l’accélération du e-commerce et le développement des circuits-courts, sont autant de constats qui traduisent une évolution de notre rapport aux commerces physiques et aux grandes surfaces commerciales. Comment le SCoT peut accompagner cette transition et accompagner la mutation des zones commerciales ? A quoi ressembleront-elles demain ?</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Des principes privilégiés pour l’implantation des commerces (art. L141-6 du code de l’urbanisme)</h5>
<p>Le DAACL détermine les conditions d&rsquo;implantation des équipements commerciaux qui, en raison de leur importance, sont susceptibles d&rsquo;avoir des répercussions significatives sur l&rsquo;aménagement du territoire, le commerce de centre-ville et le développement durable. Ces répercussions sont considérées au regard de leur impact sur l’artificialisation des sols, de celui sur les équilibres territoriaux, notamment au regard du développement du commerce de proximité, de la fréquence d’achat ou des flux générés par les personnes ou les marchandises.</p>
<p>Il s’agit donc d’un outil « multi-usages » dont les contours législatifs laissent finalement une assez grande marge de manœuvre aux collectivités. Sa rédaction doit trouver un équilibre dans la portée normative du document : respecter les règles en matière de liberté du commerce et de concurrence tout en fixant un cadre réglementaires aux installations commerciales dans un souci d’intérêt général.</p>
<p>Dans la mesure où sa responsabilité juridique est indépendante des autres pièces du SCOT, son contenu pourra s’adapter aux enjeux du territoire et besoins d’encadrement exprimés. Sa portée restera néanmoins contrainte par son champ d’influence.</p>
<h5><em>Plusieurs contenus obligatoires</em></h5>
<p>Les conditions d’implantation des constructions commerciales et de logistique commerciale privilégient :</p>
<ul>
<li>la consommation économe de l’espace, notamment en entrée de ville ;</li>
</ul>
<ul>
<li>la compacité des formes bâties ;</li>
</ul>
<ul>
<li>la compacité des formes bâties ;</li>
</ul>
<ul>
<li>la protection des sols naturels, agricoles et forestiers ;</li>
</ul>
<ul>
<li>l’utilisation prioritaire des surfaces vacantes;</li>
</ul>
<ul>
<li>L’optimisation des surfaces consacrées au stationnement.</li>
</ul>
<p>Pour les équipements commerciaux, ces conditions portent également sur :</p>
<ul>
<li>la desserte de ces équipements par les transports collectifs ;</li>
</ul>
<ul>
<li>leur accessibilité aux piétons et aux cyclistes ;</li>
</ul>
<ul>
<li>leur qualité environnementale, architecturale et paysagère, notamment au regard de la performance énergétique et de la gestion des eaux.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le DAACL localise les secteurs d&rsquo;implantation périphérique ainsi que les centralités urbaines, qui peuvent inclure tout secteur, notamment centre-ville ou centre de quartier, caractérisé par un bâti dense présentant une diversité des fonctions urbaines, dans lesquels se posent des enjeux spécifiques.</p>
<p>Il prévoit les conditions d&rsquo;implantation, le type d&rsquo;activité et la surface de vente maximale des équipements commerciaux spécifiques aux secteurs ainsi identifiés.</p>
<p>Pour les équipements logistiques commerciaux, il localise les secteurs d&rsquo;implantation privilégiés au regard des besoins logistiques du territoire, au regard de la capacité des voiries, existantes ou en projet, à gérer les flux de marchandises.</p>
<h5><em>Un ensemble de conditions facultatives</em></h5>
<p>Le DAACL peut également :</p>
<ul>
<li>1° Définir les conditions permettant le développement ou le maintien du commerce de proximité dans les centralités urbaines et au plus près de l&rsquo;habitat et de l&#8217;emploi, en limitant son développement dans les zones périphériques ;</li>
<li>2° Prévoir les conditions permettant le développement ou le maintien de la logistique commerciale de proximité dans les centralités urbaines afin de limiter les flux de marchandises des zones périphériques vers les centralités urbaines.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h5><em>Les limites de la portée juridique d’un SCoT en matière de commerce</em></h5>
<p>Le DAACL doit respecter la <strong>liberté du commerce et de la concurrence économique</strong></p>
<ul>
<li>Un principe juridique supérieur issu du droit européen : la libre concurrence économique et l’égalité des acteurs économiques face aux règles d’urbanisme <strong>dans le respect de l’intérêt général</strong>.</li>
</ul>
<ul>
<li>Le principe juridique qui prévaut dans la plupart des jurisprudences : les prescriptions doivent être <strong>non discriminantes et proportionnées </strong>au regard d’un intérêt général et d’un objectif reconnu par la loi</li>
</ul>
<ul>
<li>La <strong>préservation de la vitalité des centres-villes </strong>et la <strong>lutte contre la vacance commerciale </strong>peuvent constituer un objectif d’intérêt général justifiant une restriction à la liberté d’établissement pour des motifs d’aménagement du territoire (CJUE, jurisprudence Visser).</li>
</ul>
<p>Le DAACL ne doit contenir que des <strong>orientations</strong> et des <strong>objectifs.</strong></p>
<p>La portée prescriptive du SCoT est atténuée par la notion de <strong>compatibilité</strong>. Les orientations et objectifs fixée par le SCoT doivent s’apprécier dans un rapport de compatibilité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Les circuits décisionnels d’autorisation et d’implantation commerciale</h3>
<h5><em>Des permis de construire tenant lieu d’autorisations d’exploitation commerciale devant être compatibles avec le DAACL</em></h5>
<p>Le DAACL est opposable aux permis de construire valant autorisation d’exploitation commerciale (AEC). Pour tout projet d’installation commerciale nécessitant une AEC, cette autorisation est délivrée en même temps que le permis de construire s&rsquo;il y est soumis, après avis favorable de la commission départementale d&rsquo;aménagement commercial (CDAC). Le permis ne peut être délivré qu’en cas d’avis favorable de la CDAC. L’avis de la CDAC s’analyse donc comme un avis conforme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><em><strong>Des critères d’évaluation des projets commerciaux en CDAC définis par le code du commerce </strong>(art. L752-6 du code du commerce)</em></h5>
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-1998 aligncenter" style="height: 500px; width: 870px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2022/02/image2.png" alt="" width="1125" height="647" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Opportunités &amp; enjeux :</p>
<ul>
<li><strong>Une mise en perspective de l’offre existante et de la création de surfaces commerciales ou liées à la logistique commerciale avec l’évolution des besoins de consommation et de distribution de marchandises, ainsi que des capacités d’absorption du tissu commercial existant </strong></li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Un DAACL révélateur de l’ambition des acteurs locaux en matière de rayonnement commercial et de protection des centralités  </strong></li>
<li><strong>Une incitation à travailler la transition des zones d’activités commerciale, notamment périphériques </strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<address><em>Projet piloté par Christel Estragnat sous la direction de projet de Eve Vicquenault, avec l’appui de l’équipe de l’Auran</em></address>
<h5><strong><a href="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2022/02/auran-dossier_du_mois_02-2022_daacl.pdf" target="_blank" rel="noopener">Télécharger le dossier</a></strong></h5>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.auran.org/autre-publication/les-attendus-du-document-damenagement-artisanal-commercial-et-logistique-daccl/">Les attendus du document d’aménagement artisanal, commercial et logistique (DACCL)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.auran.org">AURAN | Agence d&#039;urbanisme de la région nantaise</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les îlots de chaleur urbains (ICU) à la croisée des enjeux de l’urbanisme</title>
		<link>https://www.auran.org/autre-publication/les-ilots-de-chaleur-la-croisee-des-enjeux-de-lurbanisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[claude.denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Nov 2021 22:53:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers thématiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les épisodes de fortes chaleurs mettent en évidence l’importance de mettre en place des dispositifs d’observation et d’analyse des impacts à l’échelle locale des changements climatiques. Encore peu connus du grand public, les îlots de chaleur se caractérisent en particulier par des hausses de températures en ville et posent la question de l&#8217;adaptation des territoires aux changements climatiques. Anticiper les impacts locaux du réchauffement climatique Comme partout en France, Nantes a connu des étés récents marqués par des épisodes de fortes chaleurs. Dans ses travaux sur le réchauffement climatique, le Groupe d&#8217;Experts Intergouvernemental sur l&#8217;Evolution du Climat (GIEC) indique qu’ils </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: -webkit-left;"><img decoding="async" class="alignleft size-large wp-image-20515" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2022/11/icu_auran_nm-1024x731.png" alt="" width="620" height="443" />Les épisodes de fortes chaleurs mettent en évidence l’importance de mettre en place des dispositifs d’observation et d’analyse des impacts à l’échelle locale des changements climatiques. Encore peu connus du grand public, les îlots de chaleur se caractérisent en particulier par des hausses de températures en ville et posent la question de l&rsquo;adaptation des territoires aux changements climatiques.</p>
<h5>Anticiper les impacts locaux du réchauffement climatique</h5>
<p>Comme partout en France, Nantes a connu des étés récents marqués par des épisodes de fortes chaleurs. Dans ses travaux sur le réchauffement climatique, le Groupe d&rsquo;Experts Intergouvernemental sur l&rsquo;Evolution du Climat (GIEC) indique qu’ils pourraient être de cinq à sept fois plus fréquents à la fin du siècle par rapport à aujourd’hui. Comment se préparer dès maintenant à ces phénomènes climatiques extrêmes ?</p>
<p>Le réchauffement climatique touche toutes les régions du monde mais de manière différenciée. Les impacts tendent à se cumuler : augmentation des températures, élévation du niveau de la mer, modification des précipitations… Cela doit pousser les territoires à mettre en place des dispositifs locaux de suivi, d’observation et d’analyse des changements climatiques à l’œuvre.</p>
<p>Très fortement liés à l’occupation du sol, les phénomènes d’îlots de chaleur conduisent en particulier à accroître l’intensité des températures diurnes et nocturnes lors des vagues de chaleur. Certains types de matériaux, de formes urbaines et de revêtements de sols accumulent en effet la chaleur à une échelle locale, voire micro-locale. L’Agence d’urbanisme de la région nantaise (Auran) a engagé un travail de repérage de ces ilots de chaleur à partir de l’exploitation de données satellitaires. Il constitue ainsi une base de connaissance nouvelle pour les territoires de Loire-Atlantique.</p>
<h5></h5>
<h4>Poser rapidement un diagnostic de la vulnérabilité climatique à l’échelle locale</h4>
<p>Les analyses réalisées montrent que les îlots de chaleur ne se trouvent pas forcément là où on les attendrait. Ils concernent certes de manière privilégiée les agglomérations de Nantes et Saint-Nazaire, mais n’épargnent pas les autres centres-villes et centres-bourgs du département. En fonction de la nature des sols et des activités qui s’y pratiquent, certains espaces agricoles se trouvent également concernés : plaines maraîchères, parcelles labourées…</p>
<p>Pourtant situées en périphérie des centres-villes, ce sont les zones d’activités économiques et commerciales qui sont les plus impactées. La concentration d’entrepôts, de hangars et de bâtiments d’activités mais aussi d’espaces de stationnement bitumés et de larges voiries de desserte constituent des facteurs cumulatifs responsables d’une augmentation localisée des températures de surface.</p>
<p>Toitures terrasses ou toits en zinc, terrains de sport ou pelouses en gazon synthétique, cours d’école minéralisées… les équipements publics ne sont pas en reste. Ces constats font appel à la mise en œuvre de solutions territorialisées pour lesquelles les caractéristiques propres aux bâtiments comptent tout autant que l’environnement dans lequel ils se trouvent.</p>
<p><img decoding="async" class="alignleft wp-image-1985 size-large" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/11/icu_auran_cvnantes-1024x724.jpg" alt="" width="620" height="438" /></p>
<h5>Définir les contours d’un projet de résilience climatique pour le territoire</h5>
<p>La planification territoriale joue un rôle clé dans l’adaptation au changement climatique des territoires, en anticipant l’évolution des dynamiques d’ores et déjà constatées et en contribuant à corriger des situations localement défavorables. Or, les projets de construction et de renouvellement urbain intègrent encore peu la dimension climatique dans leurs principes d’aménagement.</p>
<p>L’identification des secteurs concernés par des îlots de chaleur nous permet aujourd’hui de formuler des préconisations concrètes pour les documents d’urbanisme, compte tenu de l’état actuel des connaissances. La Loire, mais aussi les rivières et principaux cours d’eau, tendent par exemple à former des corridors de fraîcheur au sein des espaces urbanisés qu’ils traversent et à réguler les hausses de températures sur un cycle jour/nuit. Les analyses montrent par ailleurs clairement que la température de surface est d’autant plus basse que la superficie végétalisée est importante et la densité arborée élevée. La qualité de la végétation en place compte tout autant que la superficie d’espaces verts privés et publics présents au sein de la ville.</p>
<p>L’adaptation au changement climatique appelle donc à maintenir des espaces ouverts et en eau favorisant les circulations d’air frais en milieu urbain, mais aussi à renforcer la présence d’îlots de fraicheur arborés au plus près des habitants, en particulier des personnes les plus vulnérables. Renforcer la place de la nature en ville offre ainsi une solution concrète pour l’adaptation des territoires au changement climatique aux multiples co-bénéfices : préservation de la biodiversité, gestion alternative des eaux pluviales, valorisation des continuités piétonnes et cyclables, amélioration du cadre de vie des habitants…</p>
<h5></h5>
<h5>Mettre en oeuvre dès à présent les points d’inflexion nécessaires dans l’ensemble des projets</h5>
<p>Face au changement climatique, les situations d’aujourd’hui n’ont sans doute rien à voir avec celles de demain. Elles nous invitent cependant, à la lumière de ces constats, à réinterroger notre façon de construire et d’aménager. Le constat est sans appel : la ville dense et intense devra être aussi une ville aérée et arborée.</p>
<p>Cette injonction peut paraître à priori paradoxale. Elle oblige les acteurs de la ville à proposer des solutions nouvelles. En s’appuyant sur la trame verte et bleue, il s’agit en premier lieu de pouvoir définir les contours d’une infrastructure climatique, en reconnaissant par exemple l’importance des poches végétales arborées en ville. Il s’agit également d’intégrer dès aujourd’hui la notion de parcours ombragés et d’espaces ayant une fonction de rafraichissement en période de fortes chaleurs. Agir sur la perméabilité des sols, privilégier les matériaux qui ne retiennent pas la chaleur ou penser l’implantation des bâtiments par rapport à l’orientation du soleil et des vents dominants figurent également parmi les solutions à mettre en œuvre pour lutter contre les îlots de chaleur.</p>
<p>La notion de micro-climat urbain vient ainsi requestionner fortement les choix urbanistiques et conduit à fixer des exigences nouvelles dans les documents d’urbanisme avec notamment l’importance de renforcer la part de surfaces éco-aménagées à l’échelle de l’ensemble de la ville. Dépassant très largement le cadre de l’urbanisme, elle impose également de prendre en compte le facteur humain et pose la question plus globale de l’adaptation des usages et des modes de vie face aux évènements climatiques extrêmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Le PLUi, un outil mobilisable pour lutter contre les ilots de chaleur</h5>
<p>Le code de l’urbanisme, complété très récemment par la loi Climat et Résilience, offre la possibilité aux collectivités de se saisir d’un certain nombre de dispositifs dans leur Plan Local d’Urbanisme pour lutter contre les îlots de chaleur. De nouveaux indicateurs sont travaillés dans ce cadre par l’Agence comme l’indice de canopée qui viennent appuyer les orientations du projet de territoire. Ils sont basés sur des traitements informatiques poussés réalisés à partir de photographies aériennes, de données satellitaires et de modèles numériques de terrain.</p>
<p>A la lumière des enjeux de lutte contre les îlots de chaleur, ces indicateurs travaillés à l’échelle parcellaire conduisent notamment à étendre les périmètres d’Espaces Boisés Classés (EBC) et d’Espaces Paysagers Protégés (EPP) intégrés au document d’urbanisme, et à renforcer ainsi l’obligation faite aux porteurs de projet de tenir compte des caractéristiques existantes paysagères, écologiques mais aussi climatiques.</p>
<p>Mais l’objectif est aussi et surtout de réglementer plus efficacement la qualité des espaces extérieurs des constructions. Ces indicateurs viennent appuyer les enjeux de désimperméabilisation des sols. Ils interrogent également très directement la notion de strates arbustives et arborées face à des espaces engazonnés qui ne jouent pas un rôle climatique significatif, voire même contribuent pour certains à la formation d’îlots de chaleur. Ils nous conduisent également à généraliser sur l’ensemble des territoires la mise en place d’un coefficient de naturalité à la parcelle s’appliquant sur l’ensemble des zones urbanisées, avec une graduation renforcée sur les secteurs identifiés comme ilots de chaleur.</p>
<p>Ces analyses participent enfin à la nécessaire appropriation des enjeux par l’ensemble des habitants et des acteurs du territoire. Devant la nécessaire transformation du rapport et de l’équilibre entre minéral et végétal, ils nous invitent à questionner les enjeux d’usages et de gestion, et à diffuser les bonnes pratiques au travers notamment d’une Orientation d’Aménagement et de Programmation (OAP) dédiée à la thématique de l’adaptation au changement climatique.</p>
<p style="text-align: -webkit-left;">Face au changement climatique, les situations d’aujourd’hui n’ont sans doute rien à voir avec celles de demain. Elles nous invitent cependant, à la lumière de ces constats, à réinterroger notre façon de construire et d’aménager. La ville dense et intense devra être aussi une ville aérée et arborée. Un enjeu majeur en termes d’urbanisme mais aussi de nécessaire adaptation de nos modes de vie.</p>
<h5 style="text-align: -webkit-left;"><a href="https://www.auran.org/cartographie-interactive-des-ilots-de-chaleur-en-loire-atlantique/">Consulter la carte interactive des îlots de chaleur urbain </a></h5>
<h5 style="text-align: -webkit-left;">Voir la synthèse de l’Auran :</h5>
<h5><strong><a href="https://www.auran.org/publication/40c-a-lombre-faut-il-craindre-de-vivre-dans-un-climat-plus-chaud-les-syntheses-de-lauran-58/" target="_blank" rel="noopener">40°C à l&rsquo;ombre : faut-il craindre de vivre dans un climat plus chaud ?</a></strong></h5>
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			</item>
		<item>
		<title>Décarboner la mobilité, une transition pas très spontanée …</title>
		<link>https://www.auran.org/autre-publication/decarboner-la-mobilite-une-transition-pas-tres-spontanee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[claude.denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Sep 2021 10:06:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AURAN]]></category>
		<category><![CDATA[Updated]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après s’être stabilisées pendant 3 ans, les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) sont reparties à la hausse depuis 2017 dans le monde et notamment en France. Les rapports du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat mandaté par les Nations Unies) se suivent avec toujours les mêmes conclusions : il est urgent de diminuer fortement les émissions de GES générées par l’activité humaine. En France, le secteur des « transports » est le premier secteur d’émissions de GES, liées essentiellement à la circulation automobile. Pour autant, les pratiques de déplacements dépendent très largement du lieu de </p>
<p>L’article <a href="https://www.auran.org/autre-publication/decarboner-la-mobilite-une-transition-pas-tres-spontanee/">Décarboner la mobilité, une transition pas très spontanée …</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.auran.org">AURAN | Agence d&#039;urbanisme de la région nantaise</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2022/11/ademev2021v2.pdf" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="alignleft wp-image-20397 size-large" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2022/11/ademev2021v2-1-724x1024.png" alt="" width="620" height="877" /></a></p>
<div class="rte">
<p>Après s’être stabilisées pendant 3 ans, les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) sont reparties à la hausse depuis 2017 dans le monde et notamment en France. Les rapports du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat mandaté par les Nations Unies) se suivent avec toujours les mêmes conclusions : il est urgent de diminuer fortement les émissions de GES générées par l’activité humaine.<br />
En France, le secteur des « transports » est le premier secteur d’émissions de GES, liées essentiellement à la circulation automobile. Pour autant, les pratiques de déplacements dépendent très largement du lieu de résidence et il n’apparaît pas si aisé de réduire l’usage de la voiture sur tous les territoires. « Décarboner » la mobilité quotidienne des habitants de Loire-Atlantique est donc un enjeu environnemental majeur et complexe dans un contexte où la demande en mobilité augmente chaque année du fait notamment du dynamisme démographique.</p>
<p>L’Auran a ainsi coréalisé avec l’Ademe une étude ayant pour but de caractériser la mobilité du quotidien des habitants de Loire-Atlantique selon leur secteur de résidence (urbains, périurbains, ruraux&#8230;), de faire le bilan des émissions de GES inhérentes et de leurs facteurs discriminants (modes de transport, distances, &#8230;), et enfin d’identifier différentes solutions pour en limiter les impacts, d’estimer leurs potentiels, ainsi que traduire ces solutions dans les politiques publiques. Il s’agit de mesurer quelles sont les réelles marges de manœuvre des politiques publiques pour peser sur une forte diminution de nos émissions de CO2.</p>
</div>
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  <p style="margin-bottom: 20px"><small>(2 Mo)</small></p>
</div></li></ul></div><p>L’article <a href="https://www.auran.org/autre-publication/decarboner-la-mobilite-une-transition-pas-tres-spontanee/">Décarboner la mobilité, une transition pas très spontanée …</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.auran.org">AURAN | Agence d&#039;urbanisme de la région nantaise</a>.</p>
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		<item>
		<title>Décarboner la mobilité, une transition pas très spontanée …</title>
		<link>https://www.auran.org/autre-publication/decarboner-la-mobilite-une-transition-pas-si-spontanee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[claude.denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Sep 2021 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers thématiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après s’être stabilisées pendant 3 ans, les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) sont reparties à la hausse depuis 2017 dans le monde et notamment en France. Les rapports du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat mandaté par les Nations Unies) se suivent avec toujours les mêmes conclusions : il est urgent de diminuer fortement les émissions de GES générées par l’activité humaine. En France, le secteur des « transports » est le premier secteur d’émissions de GES, liées essentiellement à la circulation automobile. Pour autant, les pratiques de déplacements dépendent très largement du lieu de </p>
<p>L’article <a href="https://www.auran.org/autre-publication/decarboner-la-mobilite-une-transition-pas-si-spontanee/">Décarboner la mobilité, une transition pas très spontanée …</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.auran.org">AURAN | Agence d&#039;urbanisme de la région nantaise</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignleft wp-image-1983 size-large" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/07/ddm_decarboner-1024x576.png" alt="ddm_decarboner" width="620" height="349" />Après s’être stabilisées pendant 3 ans, les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) sont reparties à la hausse depuis 2017 dans le monde et notamment en France. Les rapports du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat mandaté par les Nations Unies) se suivent avec toujours les mêmes conclusions : il est urgent de diminuer fortement les émissions de GES générées par l’activité humaine.<br />
En France, le secteur des « transports » est le premier secteur d’émissions de GES, liées essentiellement à la circulation automobile. Pour autant, les pratiques de déplacements dépendent très largement du lieu de résidence et il n’apparaît pas si aisé de réduire l’usage de la voiture sur tous les territoires. « Décarboner » la mobilité quotidienne des habitants de Loire-Atlantique est donc un enjeu environnemental majeur et complexe dans un contexte où la demande en mobilité augmente chaque année du fait notamment du dynamisme démographique.</p>
<p>L’Auran a ainsi coréalisé avec l’Ademe une étude ayant pour but de caractériser la mobilité du quotidien des habitants de Loire-Atlantique selon leur secteur de résidence (urbains, périurbains, ruraux&#8230;), de faire le bilan des émissions de GES inhérentes et de leurs facteurs discriminants (modes de transport, distances, &#8230;), et enfin d’identifier différentes solutions pour en limiter les impacts, d’estimer leurs potentiels, ainsi que traduire ces solutions dans les politiques publiques. Il s’agit de mesurer quelles sont les réelles marges de manœuvre des politiques publiques pour peser sur une forte diminution de nos émissions de CO2.</p>
<p>Cette étude permet de dresser plusieurs constats :</p>
<p><strong>Les distances parcourues : facteur central</strong><br />
Logiquement, l’utilisation de la voiture et les distances réalisées pour se déplacer (notamment celles supérieures à 10 km), sont particulièrement discriminantes pour les émissions de GES générées par la mobilité de tous les jours.</p>
<p><strong>Une tendance « naturelle » vers une augmentation des émissions de GES</strong><br />
Même si les pratiques de mobilité des habitants des couronnes périurbaines et des zones rurales engendrent de plus fortes émissions, l’enjeu de diminution des émissions de GES concerne tous les territoires. Si les tendances observées sur les dernières années se poursuivent, les émissions de GES devraient continuer d’augmenter sur l’ensemble de la Loire-Atlantique.<br />
La baisse des émissions liées à la mobilité ne sera pas spontanée, et nécessite des actions publiques ciblées pour accélérer la transition.</p>
<p><strong>Une pluralité de solutions à combiner pour limiter les impacts</strong><br />
Beaucoup de solutions existent pour diminuer l’empreinte carbone de la mobilité du quotidien des habitants, et ces solutions peuvent être regroupées selon trois grandes familles :<br />
&#8211; la famille « éviter » qui correspond à la baisse du nombre et des distances des déplacements réalisés quotidiennement ;<br />
&#8211; la famille « changer » qui caractérise le report modal vers toutes les alternatives à la voiture « solo » ;<br />
&#8211; la famille « améliorer » qui s’appuie sur l’amélioration du rendement énergétique des véhicules en agissant tant sur la motorisation des véhicules que sur le type de carrosserie (taille, poids, puissance). Concrètement, il s’agit ici de questionner « l’objet » voiture (production, cycle de vie, énergie, fonctions &#8230;) et pas seulement son usage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Synthèse des différentes solutions et de leurs potentiels</strong><br />
<a href="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/09/dossier-mois-ademe1.png"><img decoding="async" class="size-full wp-image-1976 aligncenter" style="height: 341px; width: 870px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/09/dossier-mois-ademe1.png" alt="" width="1200" height="471" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>De fortes contributions &#8230;</strong><br />
Alors que la Stratégie Nationale Bas Carbone se traduit par une diminution de -34% des émissions de GES de l’ensemble du secteur « transports » par rapport à un scénario 2030 « fil de l’eau », on peut estimer une baisse potentielle des émissions de GES liées à la mobilité quotidienne de -24% à -57% selon les combinaisons des différentes solutions.<br />
Les objectifs nationaux ne sont clairement atteignables que si de grandes ruptures se produisaient dans le comportements des déplacements quotidiens, impactant ainsi les enjeux de domiciliation des salariés, de déplacements domicile-travail, de structure urbaine, de politique foncière&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Trajectoires possibles des émissions de GES au vu des objectifs</strong><br />
<a href="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/09/dossier-mois-ademe2.png"><img decoding="async" class="size-full wp-image-1978 aligncenter" style="height: 369px; width: 870px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/09/dossier-mois-ademe2.png" alt="" width="1200" height="509" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L’amélioration de l’efficacité énergétique du parc automobile : une condition « sine qua non »</strong><br />
Augmenter l’efficacité énergétique des voitures apparaît comme le plus impactant.<br />
Si l’on n’agit pas avec pragmatisme et volontarisme sur l’efficacité énergétique des véhicules (tant sur la motorisation, que sur le type de carrosserie), il semble peu probable que l’on puisse atteindre les objectifs nationaux.</p>
<p><strong>Des marges de manœuvre réduites des collectivités territoriales sur la baisse des émissions de GES</strong><br />
Concrètement, les différentes solutions identifiées se traduisent dans les politiques publiques, portées par les collectivités territoriales ou l’Etat, par des actions relevant de l’offre (mise en place de solutions, de services sur les territoires) de la régulation (encadrement des pratiques, contrainte, réglementation) ou de la sensibilisation (incitation et information des habitants). Ces trois leviers des pouvoirs publics font apparaitre le rôle que chacun devra jouer pour viser une atteinte des objectifs. Hors, le niveau de cohérence de l’action publique selon les compétences de chacun pour les différents leviers est difficile à trouver.</p>
<p>Ainsi, en matière d’offre (solutions physiques ou numériques, développement d’offres de transport ou aménagement du territoire), les collectivités territoriales ont naturellement un rôle important à jouer nécessitant cependant souvent un investissement important, sur un temps assez long, pour des effets modérés sur les émissions. L’offre interroge le modèle économique de la mobilité du quotidien.<br />
En matière de régulation, la responsabilité apparaît nettement plus partagée entre l’Etat et les collectivités, notamment pour ce qui est de l’encadrement de l’usage de la voiture. L’Etat peut influer sur la production et la commercialisation de véhicules plus ou moins émissifs, et les collectivités territoriales sur les conditions de circulation de ces véhicules selon leur performance énergétique. Le levier de la régulation interroge directement l’acceptabilité des mesures imposées, et les actions portant sur l’efficacité énergétique des véhicules sont plus efficaces et acceptables si elles sont portées au niveau national.</p>
<p>Enfin, la sensibilisation des usagers nécessite une adéquation entre les échelles locales et nationales, mais celle-ci ne garantit pour autant une modification durable des pratiques des habitants.<br />
L’atteinte des objectifs dépendra tant de la capacité des pouvoirs publics (collectivités territoriales et Etat) à accompagner et encourager les changements d’usage de ses habitants, en agissant avec pragmatisme et volontarisme, que de la volonté des individus à modifier leurs pratiques.<br />
On voit ainsi que certaines actions, qui peuvent apparaître relativement simples à mettre en place comme l’éco-conduite, la rationalisation du choix du véhicule (carrosserie), ou encore l’optimisation des distances de déplacements, contribuent grandement à la baisse des émissions de GES générées sans dépendre directement de l’action des collectivités territoriales.</p>
<p><strong>L’impact du dynamisme démographique et des modalités du développement urbain</strong><br />
Enfin, il est important de souligner que la hausse des émissions de GES est très dépendante des dynamiques démographiques des différents territoires. Organiser les modalités du développement urbain du territoire reste donc essentiel pour garantir l’atteinte des objectifs de baisse des émissions de GES liées à la mobilité.<br />
Aussi, la répartition de la hausse de la population selon les différents territoires apparaît comme un enjeu environnemental à part entière, qui pose notamment la question des rythmes de construction, de l’évolution des prix de l’immobilier, et des typologies de biens immobiliers proposés selon les territoires, en vue de minimiser les kilomètres parcourus en voiture.</p>
<p>Hors scénarios de ruptures, l’urgence d’atteindre des objectifs de diminution des GES se confronte ainsi à la réalité de l’organisation, la conduite et le financement des politiques publiques. Entre cohérence de l’action territoriale, acceptabilité et changement des usages, effets et temporalités des différentes actions, la question de savoir quand seront atteints les objectifs reste à poser durablement. La voiture ? J’arrête quand je veux !</p>
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		<title>Qu’est-ce qu’un îlot de chaleur ?</title>
		<link>https://www.auran.org/autre-publication/quest-ce-quun-ilot-de-chaleur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[claude.denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Apr 2021 07:04:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers thématiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Très fortement lié à l’occupation du sol, le phénomène d’îlot de chaleur conduit notamment à accroître l’intensité des températures diurnes et nocturnes en ville, et ce à l’échelle de la rue ou du quartier. Certains types de matériaux et de sols tendent en effet à accumuler fortement la chaleur et à créer ponctuellement une élévation des températures de surface. Quelques degrés de plus qui contribuent à augmenter la température ressentie par les citadins. &#160; Un îlot de chaleur urbain : un microclimat dans la ville L’îlot de chaleur urbain (ICU) est en premier lieu un phénomène physique d’effet de dôme thermique créant </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><strong><em><img decoding="async" class="alignleft wp-image-20531 size-large" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/04/icu_auran_cvnantes-1024x724.jpg" alt="" width="620" height="438" />Très fortement lié à l’occupation du sol, le phénomène d’îlot de chaleur conduit notamment à accroître l’intensité des températures diurnes et nocturnes en ville, et ce à l’échelle de la rue ou du quartier. Certains types de matériaux et de sols tendent en effet à accumuler fortement la chaleur et à créer ponctuellement une élévation des températures de surface. Quelques degrés de plus qui contribuent à augmenter la température ressentie par les citadins.</em></strong></p>
</div>
<h4></h4>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<h4>Un îlot de chaleur urbain : un microclimat dans la ville</h4>
<p>L’îlot de chaleur urbain (ICU) est en premier lieu un phénomène physique d’effet de dôme thermique créant une sorte de microclimat urbain au sein duquel les températures sont significativement plus élevées.<br />
Il est la conséquence des apports de chaleur naturels et anthropiques et des conditions météorologiques et climatiques des espaces où il apparaît. Il est le révélateur de la différence de température observée entre les milieux urbains et les zones rurales environnantes.</p>
<p>Ainsi, des observations ont démontré que les températures des centres urbains sont en moyenne supérieur de 4°C et peuvent atteindre jusqu’à 12°C de plus que les territoires limitrophes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Schéma de principe de l’îlot de chaleur urbain sur la métropole nantaise</em></strong></p>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-167" style="height: 352px; width: 640px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/04/graph_ndeg5_schema_icu.jpg" width="870" height="479" /></p>
<p>De même, l’intensité des îlots de chaleur varie selon une base saisonnière (période estivale avec des épisodes de canicules plus ou moins élevés) mais également selon une base journalière avec, généralement, une intensité des îlots de chaleurs plus forte la nuit que le jour notamment lors des minima de températures de fin de nuit renforçant ainsi les effets de pics de canicules.</p>
<h4>Les facteurs susceptibles d’impacter la formation de l’îlot de chaleur urbain</h4>
<p><strong><u>Le moment de la journée</u></strong></p>
<p>L&rsquo;îlot de chaleur urbain commence à croître en fin d&rsquo;après-midi et augmente au coucher du soleil pour atteindre son maximum au milieu de la nuit. Par nuit calme, il se crée alors une sorte de « bulle de chaleur » sur la ville. En effet, « En ville, l&rsquo;énergie solaire est au contraire emmagasinée dans les matériaux des bâtiments et le bitume des routes et des parkings, des surfaces imperméables empêchant l&rsquo;évaporation de l&rsquo;eau des sols. Lorsque la nuit arrive, cette énergie est restituée à l&rsquo;atmosphère urbaine. La nuit, l&rsquo;air au-dessus de la ville se refroidit donc moins vite qu&rsquo;à la campagne » explique Météo-France (Source : meteofrance.fr).</p>
<p>La différence de température peut parfois dépasser les 10 °C à l&rsquo;échelle journalière entre le centre de la ville et la campagne. Cela est directement dû à l&rsquo;urbanisation car la chaleur urbaine provient du bâti et du sol qui restituent l&rsquo;énergie emmagasinée dans la journée.</p>
<p><strong><u>L&rsquo;occupation du sol et son albédo</u></strong></p>
<p>Le bâti, selon son albédo (indice de réfléchissement d&rsquo;une surface) absorbe ou réfléchi l&rsquo;énergie solaire. Cette énergie est ensuite restituée lentement la nuit sous forme d&rsquo;infrarouge (chaleur). La minéralité des villes, la densité et la géométrie du bâti sont donc des éléments fondamentaux dans la formation des îlots de chaleur.</p>
<p>Il a été estimé que les surfaces foncées, très fréquemment de l’asphalte ou du béton, pouvaient représenter plus de 40 % de la superficie d’une ville (source : ADEME). Ces revêtements ont un albédo très faible ce qui signifie qu’ils réfléchissent peu les rayons du soleil et emmagasinent de la chaleur ; chaleur restituée en période nocturne et pouvant participer aux phénomènes de canicule.</p>
<p><strong><u>La circulation d&rsquo;air</u></strong></p>
<p>L&rsquo;îlot de chaleur urbain dépend également des vents. Un vent fort va favoriser la circulation de l&rsquo;air et donc diminuer le réchauffement de la ville par un air chaud. A l&rsquo;inverse, un vent faible entraîne une stagnation des masses d&rsquo;air qui ont alors le temps de réchauffer le bâti : ainsi, plus le temps est calme et dégagé, plus l&rsquo;îlot de chaleur urbain est intense. De plus, la forme urbaine joue sur le régime des vents : une rue étroite et encaissée, formant un canyon, empêchent les vents de circuler et fait alors stagner les masses d&rsquo;air.</p>
<p><strong><u>Les activités humaines</u></strong></p>
<p>Chauffage, climatisation, industries, circulation automobile, éclairage, etc. sont autant de facteurs anthropiques qui font augmenter les températures et la pollution (qui elle aussi indirectement par effet de serre réchauffe l&rsquo;atmosphère au niveau mondial) et donc favorisent l&rsquo;apparition d&rsquo;un ilot de chaleur.</p>
<p><strong><u>La présence d’eau et de végétation</u></strong></p>
<p>Par évaporation et évapotranspiration, l&rsquo;eau et la végétation rafraîchissent l&rsquo;air dans la journée. Cependant, en milieu urbain, l&rsquo;eau ruisselle généralement rapidement vers les émissaires artificiels (réseaux d’assainissements) à cause de l&rsquo;imperméabilité du sol et n&rsquo;a pratiquement pas le temps de s&rsquo;évaporer. Or c’est l&rsquo;évaporation qui entraîne un rafraîchissement de l&rsquo;air.</p>
<p>La végétation « transpire », évaporant l&rsquo;eau présente en profondeur dans le sol. Grâce à cette évapotranspiration, végétaux et sols n&rsquo;accumulent pas l&rsquo;énergie solaire reçue au cours de la journée</p>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-168" style="height: 420px; width: 870px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/04/illust_facteurs.jpg" width="870" height="420" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Pourquoi s’intéresser aux ICU ?</h4>
<p>Comme partout en France, Nantes a connu des étés récents marqués par de fortes chaleurs. Le thermomètre y a grimpé à près de 40°C. Dans ses travaux sur le réchauffement climatique, le GIEC (Groupe d&rsquo;Experts Intergouvernemental sur l&rsquo;Evolution du Climat) prévoit une augmentation significative de ces vagues de chaleur. Elles pourraient être de cinq à sept fois plus fréquentes à la fin du siècle par rapport à aujourd’hui. Comment nos villes au climat tempéré peuvent-elles se préparer à faire face à ces phénomènes climatiques extrêmes ?</p>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-169" style="height: 548px; width: 870px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/04/prospective.jpg" width="870" height="548" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<p>Les récents épisodes de fortes chaleurs ont mis en évidence l’importance de mettre en place des dispositifs d’observation et d’analyse des impacts à l’échelle locale des changements climatiques. Encore peu connus du grand public, les îlots de chaleur se caractérisent en particulier par des hausses de températures en ville et posent la question de l&rsquo;adaptation des territoires aux changements climatiques.</p>
<p>Face à une connaissance encore très éparse de ce phénomène à l’échelle locale, l’Auran a engagé à son initiative un travail de repérage des îlots de chaleur urbains à partir de l’exploitation de données satellitaires. Très fortement lié à l’occupation du sol, le phénomène d’îlot de chaleur conduit à accroître l’intensité des températures diurnes et nocturnes, et ce à l’échelle de la rue ou du quartier. Certains types de matériaux et de sols tendent en effet à accumuler fortement la chaleur et à créer ponctuellement une élévation des températures de surface.</p>
<p>Un jour de fortes chaleurs en Loire-Atlantique, l’écart mesuré des températures entre les surfaces les plus chaudes et les surfaces les plus fraiches à l’échelle du département est de +/- 14°C. Les ilots de chaleur ne concernent pas uniquement les agglomérations mais aussi les principales villes du département : Pornic, Châteaubriant, Ancenis… En fonction de la nature des sols et des activités qui s’y pratiquent, ils peuvent également concernés des espaces agricoles.</p>
<p>Cette analyse comparative entre températures de surface et occupation du sol permet aujourd’hui de formuler des préconisations concrètes dans les projets urbains et les études urbaines réalisées par l’Auran. Promouvoir des aménagements capables de faire circuler l’air, agir sur l’imperméabilisation des sols ou privilégier des matériaux clairs qui retiennent moins la chaleur figurent parmi les solutions à mettre en œuvre pour lutter contre les îlots de chaleur.</p>
<p>La notion de confort d’été reste un défi à relever pour lequel les caractéristiques propres aux bâtiments comptent tout autant que l’environnement dans lequel ils se trouvent. D’autant que les îlots de chaleur ne se trouvent pas forcément là où on les attendrait. Pourtant situées en périphérie des centres urbains, les parcs d’activités économiques et commerciales y concentrent les températures les plus élevées. La concentration d’entrepôts peu ou pas isolés, d’espaces de stationnement bitumés et de larges voieries de desserte constituent des facteurs cumulatifs responsables d’une augmentation localisée des températures de surface.</p>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-170" style="height: 480px; width: 640px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/04/donnees_temp_snuc.jpg" width="1200" height="900" /></p>
<div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toitures en zinc, terrains de sport en gazon synthétique, cours d’école… les équipements publics ne sont pas non plus en reste, y compris parmi ceux qui ont été construits ou rénovés récemment. Les secteurs pavillonnaires restent quant à eux dans les températures moyennes du fait d’un tissu bâti plus lâche dans lequel on trouve de nombreux jardins et cœurs d’ilots arborés.</p>
<p>Face au changement climatique, les situations d’aujourd’hui n’ont sans doute rien à voir avec celles de demain. Elles nous invitent cependant, à la lumière de ces constats, à réinterroger notre façon de construire et d’aménager. La ville dense et intense devra être aussi une ville aérée et arborée. Un enjeu majeur en termes d’urbanisme mais aussi de nécessaire adaptation de nos modes de vie.</p>
<h4>Quelle méthode pour identifier un îlot de chaleur ?</h4>
</div>
<p>La méthode retenue dans le cadre de ces travaux repose sur la télédétection et l’analyse des données Landsat en raison de la facilité d’acquisition de ces données, de leur gratuité et de la possibilité répétée d’une acquisition assurant donc une reproductibilité possible dans le temps.</p>
</div>
<div>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-171" style="height: 350px; width: 350px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/04/image_landsat_2018.jpg" width="350" height="350" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le principe, la bande thermique infra-rouge de cette image satellitaire Landsat 8 est transformée en données de température. Elle permet de mesurer la chaleur émise par la surface, sans prendre en compte les facteurs perturbants (gaz d&rsquo;échappement, vent, …). On obtient ainsi des nuances de températures de surface sur le territoire que l’on compare avec l’occupation du sol actuelle. On observe alors des écarts selon l’occupation des sols des espaces urbanisés ou naturels et des écarts par rapport à la température annoncée ce jour-là par Météo France</p>
<p>Dans le cadre du travail d’analyse des images satellite, un traitement radiométrique incluant la correction atmosphérique semble indispensable. En effet, la correction atmosphérique vise à soustraire du signal mesuré au capteur, celui induit par les effets de l’atmosphère en termes de processus d’absorption et de diffusion dus aux gaz comme l’ozone, la vapeur d’eau et les aérosols. Elle permet de réduire les perturbations induites sur le signal électromagnétique et ainsi d’affiner les résultats et l’analyse, elle rehausse systématiquement les températures de surface des images Landsat. Cette correction a d’autant plus d’intérêt que l’on travaille sur des images séparées dans le temps. Au final on obtient une information à la précision d’un pixel de 900m<sup>2</sup> (30mX30m).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autres méthodologies possibles et complémentaires :</p>
</div>
<ul>
<li>Réalisation de mesures in-situ afin de mesurer, à l’aide de sondes météorologiques mobiles, la différence de température de l’air entre le milieu urbain et le milieu rural (établit comme référence).</li>
<li>Caractérisation des îlots de chaleur grâce à la modélisation. Des modèles informatiques permettent de simuler la répartition des températures et des flux énergétiques au sein d’un milieu urbanisé. Un Modèle de Climat Régional (MCR) peut être utilisé conjointement avec une campagne de mesure est un modèle qui va simuler le climat et donc les températures, sur une aire limitée correspondant par exemple à une agglomération à une résolution utilisables à l’échelle intra-urbaine.</li>
</ul>
<h4>Les espaces urbanisés et non urbanisés</h4>
<p>La base de données géographiques CORINE Land Cover est produite sur 39 États européens, dans le cadre du programme européen de surveillance des terres de Copernicus, piloté par l&rsquo;Agence européenne pour l&rsquo;environnement.</p>
<p>Elle est issue de l&rsquo;interprétation visuelle d&rsquo;images satellitaires, avec des données complémentaires d&rsquo;appui, avec l&rsquo;identification de zones d&rsquo;au moins 25 ha et de 5 ha pour les évolutions, de 100 m de large et homogènes du point de vue de l’occupation des sols.</p>
<p>Elle permet de définir les grands types d&rsquo;occupation du territoire selon 44 postes permettant ainsi d’identifier les différents territoires artificialisés, les différents espaces agricoles, les forêts et milieux semi-naturels, les zones humides, les surfaces en eau, …</p>
<p>Pour définir les espaces urbanisés ont été retenus les postes suivants de la nomenclature :</p>
<ul>
<li>les tissus urbains continus et discontinus,</li>
<li>les zones industrielles ou commerciales,</li>
<li>les différents réseaux de communication,</li>
<li>les mines, décharges et chantiers,</li>
<li>les espaces verts artificialisés, non agricoles (espaces verts urbains et équipements sportifs et de loisirs)</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Les espaces urbanisés en Loire-Atlantique selon la nomenclature CORINE Land Cover</em></strong></p>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-172" style="height: 768px; width: 870px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/04/illustration_clc.jpeg" width="1200" height="1059" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Engager un projet d&#8217;école verte et fraiche, un levier pour relier l&#8217;enfant et la nature</title>
		<link>https://www.auran.org/autre-publication/engager-un-projet-decole-verte-et-fraiche-un-levier-pour-relier-lenfant-et-la-nature/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[claude.denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Jan 2021 14:07:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers thématiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La désimperméabilisation des équipements et espaces publics est un levier important pour contribuer à répondre aux enjeux de végétalisation et de rafraichissement de la ville. En posant la question concrète des cours d’écoles, l’Auran développe une vision élargie des enjeux pour répondre aux besoins des enfants, aux attentes des équipes pédagogiques et des parents et aux enjeux de gestion du patrimoine public communal. A partir d’un état des lieux précis de chaque établissement, il s’agit à la fois de définir un plan d’action global à l’échelle communale, mais également de prioriser et de cibler à l’échelle de chaque établissement les </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignleft size-large wp-image-1974" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/01/6cd3b19e0feae296823da82897351ab0-1024x682.jpg" alt="6cd3b19e0feae296823da82897351ab0" width="620" height="413" />La désimperméabilisation des équipements et espaces publics est un levier important pour contribuer à répondre aux enjeux de végétalisation et de rafraichissement de la ville. En posant la question concrète des cours d’écoles, l’Auran développe une vision élargie des enjeux pour répondre aux besoins des enfants, aux attentes des équipes pédagogiques et des parents et aux enjeux de gestion du patrimoine public communal.</p>
<p>A partir d’un état des lieux précis de chaque établissement, il s’agit à la fois de définir un plan d’action global à l’échelle communale, mais également de prioriser et de cibler à l’échelle de chaque établissement les actions à mettre en place.</p>
<p>Les écoles sont en effet très marquées par leur époque de construction et leur localisation au sein de la ville. Les différents types d’espaces intérieurs et extérieurs qui en résultent, déterminent l’organisation fonctionnelle, la gestion et la vie de l’école.</p>
<p>Pour s’adapter aux spécificités de chaque école, il n’y a donc pas une solution, mais des solutions à mettre en œuvre qui devront prendre en compte l’organisation interne des écoles et l’inscription dans leur quartier.</p>
<p>A partir de l’analyse de l’ensemble des écoles de la Ville de Nantes réalisée par l’Auran en début d’année 2020, il a été possible de distinguer plusieurs types de cours d’école et de qualifier leur rapport au paysage végétal.</p>
<p>Les écoles des quartiers denses bénéficient de la présence de grands arbres dans des secteurs qui peuvent en être plutôt dépourvus, les écoles des quartiers plus résidentiels créent des espaces extérieurs aérés avec des perméabilités visuelles vers l’espace public, les écoles des secteurs de grands ensembles offrent de nombreux espaces extérieurs dont les usages pourraient être intensifiés.</p>
<p>Par ailleurs, un grand nombre d’écoles se situent à moins de 100 mètres à vol d’oiseau d’un espace vert public. Ces espaces de plein air à proximité directe de l’école pourraient constituer des lieux d’enseignement à part entière, en y intégrant du mobilier adapté à destination des équipes pédagogiques.</p>
<p>Réparties au sein des tissus urbains, les cours écoles représentent une trame potentielle pour participer à un maillage d’îlots de fraicheur, de nature, ou même de lieux de vie au sein de leur quartier.</p>
<p>A partir de l’analyse des données satellitaires de températures de surface exploitées par l’Auran, il apparaît que sur l’ensemble des établissements scolaires publics et privés de la Ville de Nantes, la moyenne des températures de surface est supérieure de 0,4°C à celle de l’ensemble des espaces construits. En fonction des écoles, la température moyenne varie de près de 8°C entre l’école la plus chaude et celle qui est la plus fraîche.</p>
<p>Plus que par la forme de bâti, des matériaux de construction ou la présence de végétaux sur le site, les températures de surfaces observées sont fortement influencées par le contexte environnant. Certaines écoles bénéficient de la fraicheur des grands ensembles paysagers dans lesquels elles s’inscrivent, d’autres subissent les effets réchauffant des matériaux et des bâtiments qui les jouxtent.</p>
<p>La requalification des cours d’école apparaît donc comme une opportunité majeure, à l’échelle du quartier, d’explorer les atouts de la nature en ville, d’en renforcer ses faiblesses.</p>
<p>Au-delà d’un projet d’aménagement, concevoir des écoles vertes et fraiches, ne peut fonctionner sans un changement des habitudes et des pratiques. Acheter des bottes pour explorer un espace boueux de la cour pourra se révéler au quotidien d’autant autant intéressant du point de vue pédagogique que de planter des arbres en impliquant les enseignants et les parents d’élèves.</p>
<p>Dans ce changement à opérer, les équipes pédagogiques devront être écoutées et accompagnées, les équipes de gestion et de maintenance devront être formées et adaptées, les parents d’élèves devront être informés, impliqués, rassurés.</p>
<p>La cour d&rsquo;école doit à la fois pouvoir répondre aux besoins des enfants et constituer un élément pleinement intégré au projet pédagogique porté par chaque établissement. Il s’agit d’agir sur le contexte et de redonner à la nature ses significations par le biais de l’expérience. L’enjeu est donc avant tout de relier l’enfant et la nature.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>Etude sur les écoles nantaises, cartographie de localisation des établissements croisée avec le couvert végétal (méthodologie Auran)</strong></h5>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/01/cartenantesecolesvertes.jpg" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1969" style="height: 869px; width: 870px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2021/01/cartenantesecolesvertes.jpg" alt="" width="1200" height="1199" /></a></p>
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		<title>La Loire-Atlantique en 100 cartes (ou presque)</title>
		<link>https://www.auran.org/autre-publication/la-loire-atlantique-en-100-cartes-ou-presque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[claude.denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2020 08:55:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres publications]]></category>
		<category><![CDATA[Updated]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Agence d’urbanisme de la région nantaise vous propose dans la publication « Les territoires de Loire-Atlantique en 100 cartes (ou presque) » de poser un état des lieux multithématiques des territoires de Loire-Atlantique et les différentes tendances qui les traversent. En ce dernier trimestre 2020, il est nous apparait plus crucial encore de se donner les moyens d’observer, de comprendre et d’anticiper les dynamiques et leur imbrications, qu’elles soient démographiques, sociales, économiques, sociétales ou environnementales. Ce document propose ainsi une photo à un temps T, permettant de comprendre l’état « zéro » d’où l’on part, d’appréhender vers où l’on va </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: -webkit-left;"><a href="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/10/atlas_fff_0.pdf" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="alignleft wp-image-20432" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/10/atlas_fff.png" alt="" width="620" height="438" /></a>L’Agence d’urbanisme de la région nantaise vous propose dans la publication « Les territoires de Loire-Atlantique en 100 cartes (ou presque) » de poser un état des lieux multithématiques des territoires de Loire-Atlantique et les différentes tendances qui les traversent.</p>
<p style="text-align: -webkit-left;">En ce dernier trimestre 2020, il est nous apparait plus crucial encore de se donner les moyens d’observer, de comprendre et d’anticiper les dynamiques et leur imbrications, qu’elles soient démographiques, sociales, économiques, sociétales ou environnementales. Ce document propose ainsi une photo à un temps T, permettant de comprendre l’état « zéro » d’où l’on part, d’appréhender vers où l’on va et avec quelles inerties et contraintes il va falloir composer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: -webkit-left;"><strong>Panorama 360° statistique et cartographié des territoires et de ses habitants, ce document aborde 6 prismes thématiques : démographie // économie // habitat // //modes de vie // espaces, environnement, énergie.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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  <p style="margin-bottom: 20px"><small>(24 Mo)</small></p>
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		<title>8 questions pour décrypter l&#8217;objectif de « zéro artificialisation nette »</title>
		<link>https://www.auran.org/autre-publication/8-questions-pour-decrypter-lobjectif-de-zero-artificialisation-nette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[claude.denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2020 07:37:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers thématiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis quelques mois maintenant, il n’est pas rare d’entendre parler dans les sphères politiques et techniques concernées par les questions d’aménagement et de planification territoriale du « zéro artificialisation nette ». Le département de Loire-Atlantique s’est même directement saisi du sujet en organisant en juin dernier un colloque entièrement consacré à cette question. Le concept est désormais souvent abordé voire revendiqué comme un nouvel objectif à atteindre. Pour autant, sa mise en œuvre effective à terme pose évidemment question. Au regard des enjeux environnementaux et climatiques, l’amélioration de l’efficacité de la consommation foncière et la réduction du rythme d’artificialisation des </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignleft size-large wp-image-1117" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2016/07/pa_viais-1024x683.jpg" alt="pa_viais" width="620" height="414" />Depuis quelques mois maintenant, il n’est pas rare d’entendre parler dans les sphères politiques et techniques concernées par les questions d’aménagement et de planification territoriale du « zéro artificialisation nette ». Le département de Loire-Atlantique s’est même directement saisi du sujet en organisant en juin dernier un colloque entièrement consacré à cette question.</p>
<p>Le concept est désormais souvent abordé voire revendiqué comme un nouvel objectif à atteindre. Pour autant, sa mise en œuvre effective à terme pose évidemment question. Au regard des enjeux environnementaux et climatiques, l’amélioration de l’efficacité de la consommation foncière et la réduction du rythme d’artificialisation des sols sont des objectifs généralisés qui ne font plus débat. Le chemin pour y arriver doit néanmoins prendre en compte toutes les facettes de ce principe et s’adapter aux contextes locaux.</p>
<p>Compte-tenu du rythme moyen actuel de 650 hectares par an artificialisés en Loire-Atlantique , l’objectif parait trés ambitieux pour un territoire aussi attractif. <strong>Elle interroge en particulier la capacité des territoires à se coordonner et à mettre en place les conditions pour y répondre, mais également les impacts sociaux et économiques que pourrait engendrer un tel changement dans les façons d’aménager le territoire. </strong> La question ne peut être abordée sous un angle uniquement environnemental. Elle doit aussi prendre en compte l’angle économique et social. Par exemple, dans le contexte sociétal actuel, en prise avec des enjeux contradictoires permanents, la question socio-politique de l’impact d’une telle mesure (en particulier l’acceptabilité de ces conséquences) ne doit pas être écartée.</p>
<p>Afin de voir plus clair sur cet enjeu et les obligations réelles qui incombent localement aux territoires, l’Auran propose un premier décryptage de la situation au travers de 8 questions-réponses :</p>
<ul>
<li><strong><a href="#Pourquoi parle-t-on de lutte contre l’artificialisation ?">Pourquoi parle t-on de lutte contre l’artificialisation ?</a></strong></li>
<li><strong><a href="#L’artificialisation des sols, c’est quoi ?">L’artificialisation des sols, c’est quoi ?</a></strong></li>
<li><strong><a href="#D’où vient l’objectif de « zéro artificialisation nette » ?">D’où vient l’objectif de « zéro artificialisation nette » ?</a></strong></li>
<li><a href="#L’artificialisation « nette », comment la mesurer ?"><strong>L’artificialisation « nette », comment la mesurer ?</strong></a></li>
<li><a href="#Comment se situe la Loire-Atlantique en matière d’artificialisation des sols ?"><strong>Comment se situe la Loire-Atlantique en matière d’artificialisation des sols ?</strong></a></li>
<li><a href="#Tendre vers le « zéro artificialisation nette » : à quelles conditions ?"><strong><strong>Tendre vers le « zéro artificialisation nette » : à quelles conditions ?</strong></strong></a></li>
<li><a href="#Quels moyens et leviers d’actions pour accélérer la transition ?"><strong>Quels moyens et leviers d’actions pour accélérer la transition ?</strong></a></li>
<li><a href="#Renaturer, comment fait-on ? Combien ça coûte ?"><strong>Renaturer, comment fait-on ? Combien ça coûte ?</strong></a></li>
</ul>
<p>Ce dossier a pour objectif de faire le point sur l’état des réflexions toujours en cours au niveau national en matière de lutte contre la consommation foncière d’espaces naturels, agricoles et forestiers. Il y apporte un éclairage sur les définitions techniques et les ambiguïtés qui y sont liées, en particulier celle « d’artificialisation nette », avec l’intention de clarifier certaines notions. Quelle différence par exemple entre le nouveau concept d’artificialisation et celui plus ancien et plus communément utilisé de consommation foncière ?  Ces notions, si elles ne sont pas plus précisemment définies et partagées, peuvent avoir des conséquences sur la mise en œuvre des politiques publiques qui y sont afférentes. C’est pourquoi, sans remettre en cause les bienfaits d’une réduction de l’artificialisation, il s’agit ici de mesurer les limites de sa conceptualisation et de comprendre les conditions qui permettraient d’infléchir la courbe d’artificialisation.</p>
<p>La renaturation des sols, et en particulier leur désimperméablisation, peut participer à diminuer l’artificialisation des sols observée mais elle ne sera pas suffisante. Dans le contexte urgent d’adaptation au changement climatique, l’apport complémentaire de nature en ville participera à améliorer localement la qualité du cadre et des conditions de vie des habitants. Toutefois, pour tendre vers le « zéro artificialisation nette », <strong>l’effort doit porter prioritairement sur la réduction de l’artificialisation brute des territoires en optimisant et densifiant les espaces déjà artificialisés.</strong></p>
<p>Au travers des interrogations abordées dans ce document, il s’agit également d’apporter une première analyse des différents leviers et moyens d’actions qui peuvent permettre aux collectivités et acteurs de l’aménagement de s’inscrire dans une dynamique de lutte contre l’artificialisation nouvelle des sols, quand bien même l’objectif de neutralité est aujourd’hui difficilement atteignable. Certains outils fiscaux ou dispositifs de mutualisation de moyens sont encore peu mobilisés et mériteraient d’être approfondis.</p>
<p>L’agence poursuivra son accompagnement pour approfondir les analyses et les effets de la mise en œuvre opérationnelle de ses moyens d’actions sur les territoires, en particulier au travers des documents de planification.<a name="Pourquoi parle-t-on de lutte contre l’artificialisation ?"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Pourquoi parle-t-on de lutte contre l’artificialisation ?</h5>
<p>La lutte contre la consommation de terres agricoles et naturelles par l’urbanisation n’est pas nouvelle. Depuis 30 ans, ce « combat » est au cœur de la production législative française.</p>
<p>A la fin des années 80, la gestion économe du foncier s’est d’abord focalisée sur certains espaces remarquables (le littoral et la montage notamment), puis à partir des années 2000, le sujet a été abordé de façon plus générale sur tout le territoire français. Depuis la loi Solidarité et Renouvellement Urbains, les collectivités porteuses de documents d’urbanisme sont en effet invitées à densifier les espaces déjà urbanisés pour limiter le phénomène d’étalement urbain constaté sur tout le territoire. Les lois Grenelle et ALUR sont venues renforcer les dispositifs existants en introduisant notamment une obligation de mesure de la consommation d’espaces naturels et agricoles et de modération par rapport aux années antérieures.</p>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1920" style="height: 539px; width: 870px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_1.png" alt="" width="1000" height="620" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est récemment que le terme plus technique d’artificialisation des sols a complété dans les discours celui de gestion économe de l’espace, de consommation d’espaces naturels ou d’étalement urbain.</p>
<p>Ce changement de langage vient en partie du changement de regard porté sur les effets négatifs de cette consommation foncière. Jusqu’alors, les conséquences du développement urbain en extension des bourgs étaient en effet essentiellement observés sous le prisme de leurs impacts sur l’activité agricole et sur les conséquences socio-économiques de l’étalement urbain. En témoigne la création d’un observatoire national de la consommation d’espaces agricoles (ONCEA) qui a vu le jour en 2013 suite à la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche.</p>
<p>Or, parallèlement à la prise de conscience croissante au niveau mondial et national du changement climatique et de la dégradation rapide des ressources naturelles, des études scientifiques sont venues éclairer <strong>les relations qui existent entre l’artificialisation des sols et l’érosion de la biodiversité.</strong> La destruction et la fragmentation des espaces naturels par l’artificialisation des sols est en effet l’une des principales causes avancées pour expliquer la perte rapide de biodiversité à l’échelle mondiale (même si elle n’est pas la seule en cause).</p>
<h5></h5>
<blockquote><p><strong>Les principales conséquences imputées à l’artificialisation des sols :</strong></p>
<p>•    Appauvrissement de la biodiversité et fragmentation des espaces</p>
<p>•    Diminution des capacités de stockage de carbone par les sols</p>
<p>•     Contribution aux phénomènes d’inondation par accélération du ruissellement des eaux pluviales</p>
<p>•     Perte de ressources pour l’agriculture</p>
<p>•    Moteur de l’étalement urbain et de ses conséquences (allongement des distances domicile-travail, hausse des émissions de C02, hausse des dépenses publiques et d’équipements…)</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au niveau national, le constat effectué est le suivant  : quelle que soit la source, en rapportant la surface artificialisée à la densité de population, la France apparaît plus artificialisée que les principaux États membres de l’Union européenne (47 km2 pour 100 000 habitants en France contre 26 en Italie, 30 au Royaume-Uni et 41 en Allemagne par exemple ). En outre, depuis les années 80, son artificialisation a été nettement plus rapide que la croissance de sa population totale . En gardant le rythme actuel, une surface de la taille du Luxembourg serait artificialisée d’ici 2030.</p>
<p>Parallèlement, à l’échelle mondiale, le rythme actuel d’extinction des espèces est sans équivalent depuis la fin des dinosaures. En France, le nombre d’oiseaux a baissé d’un tiers en quinze ans. C’est pourquoi, dans ce contexte, le gouvernement français a souhaité faire de la biodiversité une priorité nationale, donnant lieu en juillet 2018 à l’écriture d’un Plan biodiversité. Celui-ci fait de la lutte contre l’artificialisation des sols l’un de ses axes prioritaires, aux côtés d’autres objectifs tout aussi importants (lutter contre les pollutions en tout genre, accompagner l’agriculture dans une transition agro-écologique, développer la nature en ville etc.).<br />
Depuis 2015, la loi 2015-411 sur les nouveaux indicateurs de richesse avait déjà intègré aussi le critère de l’artificialisation pour mesurer la qualité de vie en France.<a name="L’artificialisation des sols, c’est quoi ?"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>L’artificialisation des sols, c’est quoi ?</h5>
<p>Le dictionnaire Larousse donne comme définition de l’artificialisation : « une modification du milieu (sol, climat) ou des plantes, provoquée par l’homme (en vue d’améliorer les conditions d’une production agricole) ». Cette définition, aussi simple soit-elle, ne parait plus pertinente aujourd’hui pour éclairer les enjeux que le phénomène recouvre.</p>
<p>L’artificialisation des sols est une notion relativement neuve dans le débat public. C’est pourquoi, dans les textes juridiques et légaux, le terme n’est pas encore renseigné, laissant aujourd’hui à chacun la libre appréciation de la définir et de la mesurer.</p>
<p>En se tournant vers les productions scientifiques qui ont éclairé ces dernières années les réflexions politiques, le gouvernement a retenu une définition relativement conventionnelle, laissant encore beaucoup de marges d’interprétation  :</p>
<p><strong>L’artificialisation est définie comme la transformation d’un sol naturel, agricole ou forestier, par des opérations d’aménagement pouvant entraîner une imperméabilisation partielle ou totale, afin de les affecter notamment à des fonctions urbaines ou de transport (habitat, activités, commerces, infrastructures équipements publics…).</strong></p>
<p>Derrière cette définition, c’est surtout la notion d’espace « artificialisé », s’inscrivant comme le contraire de « naturel », qui marque toute son ambiguïté et crée du débat.</p>
<p>Les différents organismes et institutions de recherche ayant éclairé le sujet s’accordent sur le même type de définition à savoir :</p>
<p><strong>Un sol artificialisé est un sol retiré de son état naturel, forestier ou agricole par l’homme, qu’il soit bâti ou non et qu’il soit revêtu ou non. Il résulte de l’urbanisation au sens large et comprend donc toutes les surfaces supportant une activité humaine (en dehors des terres agricoles et sylvicoles non bâties ou revêtues).</strong><br />
Au regard de cette définition, un sol artificialisé se rapproche alors beaucoup de la notion d’espace anthropisé ; la différence étant que les espaces agricoles et forestiers, bien qu’anthropisés pour la plupart, ne seraient pas considérés comme artificialisés.</p>
<p><strong>A la lecture de ces définitions, il est évident que celles-ci ne sont pas complètement satisfaisantes et laissent encore des flous sur la perception et la prise en compte du sujet.</strong> Chacun, en fonction de ses pratiques et de ses expériences, fait encore recours à différentes notions pour illustrer plus ou moins les  mêmes enjeux. Ces entrées, à la fois complémentaires et contradictoires, renvoient chacune à des objets d’observation différents. Ainsi par exemple, un sol peut être artificialisé mais perméable, et en milieu rural. L’artificialisation n’est pas que de l’imperméabilisation, ni tout à fait de l’urbanisation… L’analyse des phénomènes ne doit pas s’obstiner à vouloir obligatoirement les comparer.</p>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1923" style="height: 134px; width: 600px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_3.png" alt="" width="870" height="194" /></p>
<p>Plusieurs types d’espaces font encore débat au regard de leur caractère artificiel ou non : les mines, carrières, décharges, mais aussi en particulier les équipements sportifs non bâtis (golf, terrains de sport…), les jardins ou encore les espaces verts urbains. Au regard des bases de données dont ils disposent, les auteurs de l’observatoire national de l’artificialisation ont fait le choix de les considérer comme des espaces artificialisés (quand bien même des valeurs écologiques leurs seraient reconnues par ailleurs), tout en veillant à expliquer les ambiguïtés qu’ils soulèvent et les limites de leur observation .</p>
<p>A noter que quelle que soit la définition retenue, <strong>les dommages occasionnés par l’artificialisation peuvent être très différents au regard du contexte dans lequel elle s’effectue (en continuité d’un bourg ou en mitage de l’espace agricole par exemple) et du type de sol sur lequel le processus s’effectue.</strong> Aussi, la mesure quantitative de l’artificialisation devrait pouvoir s’accompagner d’une analyse qualitative de la valeur du « vide » artificialisé permettant de nuancer le phénomène, et si possible d’évaluer son impact écologique (notamment au travers des évaluations environnementales).<strong> L’introduction du concept d’artificialisation, s’il n’est pas plus précisemment défini et partagé, risque par conséquent de générer des conséquences sur l’évaluation des phénomènes incriminés et la mise en œuvre des politiques publiques afférentes.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong>Quelle différence entre artificialisation des sols et consommation foncière ?</strong></p>
<p>En l’absence de définition précise et en fonction des bases de données disponibles, chaque territoire a qualifié et observé différemment la consommation d’espaces naturels et agricoles.</p>
<p>L’Auran, comme d’autres agences, définit la consommation d’un espace comme la conséquence d’une action sur un espace ayant pour effet une mutation dans la nature de l’occupation du sol initiale de cet espace vers une autre occupation du sol. Par exemple la consommation d’espaces agricoles par l’urbanisation, la consommation d’espaces agricoles par la forêt etc. Les consommations d’espaces sont mesurables par la superficie des espaces consommés sur une période de temps donnée. La notion de consommation d’espace devrait ainsi être toujours utilisée en spécifiant la nature initiale et la (les) nature(s) nouvelle(s) de l’occupation du sol.</p>
<p>L’artificialisation et la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers par l’urbanisation relèvent du même processus consistant à transformer des espaces naturels, agricoles ou forestiers en espaces « urbanisés ». De façon générale, la notion d’artificialisation présente un caractère plus technique et statistique, alors que celle de consommation foncière s’est généralisée au travers des documents d’urbanisme et du champ politique.</p>
<p>Jusqu’à présent l’attention des pouvoirs publics s’est portée plus particulièrement sur la consommation d’espaces agricoles, boisés et/ou naturels, en référence au code de l’urbanisme qui demande aux documents d’urbanisme (SCoT et PLU) de fixer des objectifs chiffrés de consommation économe de l’espace et de lutte contre l’étalement urbain.</p>
<p>Ainsi, la mesure de l’artificialisation et celle de la consommation d’espaces naturels et agricoles par l’urbanisation peuvent comporter des différences ou non, selon les objets qu’ils observent. Le changement d’occupation d’un fond de jardin par une nouvelle construction pourra être considéré comme une consommation nouvelle d’un espace jusqu’alors non urbanisé, alors qu’au regard de la définition conventionnelle retenue pour l’artificialisation (cf. définition ci-avant), le fond de jardin peut être considéré comme un espace déjà artificialisé.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Enfin, en corrélation avec la notion d’artificialisation, d’autres termes sont couramment employés, en particulier au travers des documents d’urbanisme. Cela fait maintenant une vingtaine d’années que les concepts et les terminologies ont évolué. Certains de ces termes méritent aujourd’hui d’être définis pour lever les incertitudes et éventuelles ambivalences, et faciliter la compréhension d’un langage commun. L’Auran, à travers le glossaire synthétique ci-après, propose les définitions des principaux termes rencontrés, en s’appuyant sur les définitions les plus consensuelles possibles.</p>
<p><strong>Étalement urbain :</strong> L’étalement urbain ne possède pas de définition officielle ou juridique. La notion est souvent couramment utilisée pour parler de l’urbanisation croissante des villes. Pourtant, plusieurs experts  lui donnent une définition plus précise liant l’augmentation des extensions à l’évolution démographique. Ainsi, quelle que soit l’échelle d’observation, <strong>il y a étalement urbain quand la surface artificialisée  en extension sur un territoire croit plus vite que sa population, faisant ainsi augmenter la surface consommée par habitant.</strong> Un territoire vertueux, sous cet angle, est un territoire qui augmente sa densité pour chaque nouvel habitant arrivant sur son territoire.</p>
<p><strong>Enveloppe urbaine :</strong> <strong>périmètre au sein duquel des espaces urbains forment un ensemble morphologique cohérent.</strong> Ainsi, l’enveloppe comprend les parcelles bâties, le réseau viaire, mais aussi certains espaces artificialisés et non bâtis, tels que les parcs et jardins urbains. L’enveloppe urbaine permet de disposer d’une représentation de l’espace urbain à un instant « t », et d’observer ainsi objectivement son évolution passée et future.</p>
<p><strong>Extension urbaine : accroissement des surfaces urbanisées en dehors de l’enveloppe urbaine.</strong></p>
<p><strong>Gisements fonciers : au sein de l’enveloppe urbaine, parcelles nues et potentiels de découpage de parcelles bâti présentant des capacités de densification et de construction.</strong></p>
<p><strong>Imperméabilisation des sols : </strong>notion souvent confondue avec l’artificialisation alors qu’il s’agit d’une définition plus restrictive. <strong>L’imperméabilisation correspond à l’évolution des sols nouvellement bâtis et/ou revêtus avec un matériau ne laissant pas filtrer l’eau</strong>.</p>
<p><strong>Périurbanisation : La périurbanisation peut être définie comme l’augmentation des communes sous influence urbaine d’une ville-centre ou d’un ensemble urbain, entrainant une transformation des espaces ruraux par extension de leurs surfaces urbanisées. </strong>D’un point de vue statistique, le périurbain est compris dans l’espace à dominante urbaine des aires urbaines définies par l’INSEE. Il regroupe les communes qui sont considérées comme étant sous influence urbaine du fait des déplacements domicile-travail, en l’occurrence du fait que 40% au moins de leur population active travaillent dans le pôle urbain sous l’influence duquel elles se trouvent.</p>
<p><strong>Renaturation / Désartificialisation :</strong> <strong>ensemble des processus permettant de ramener un sol artificialisé à un état proche de son état naturel initial ou tendant vers cet état.</strong> Les différentes étapes pour renaturer un sol font encore débat. Il s’agirait de déconstruire préalablement les éléments artificiels existants, dépolluer,  désimperméabiliser le cas échéant, puis de reconstruire un sol adapté à la reconnexion fonctionnelle des écosystèmes naturels environnants (apports de terres végétales, reconstitution d’une végétation etc.).</p>
<p><strong>Renouvellement urbain : processus de mutation ou de construction se faisant au sein de l’enveloppe urbaine sur des surfaces déjà urbanisées.</strong> Il peut s’agir soit d’une opération de démolition/reconstruction, soit d’une opération de construction sur un terrain nu ou une partie de parcelle déjà construite (fonds de jardin par exemple).</p>
<p><strong>Urbanisation : </strong>l’urbanisation peut être définie comme <strong>le processus d’aménagement d’un espace géographique pour lui permettre d’accueillir une fonction urbaine résidentielle, récréative, économique autre qu’agricole, de déplacement ou de services urbains.</strong> L’urbanisation résulte d’une autorisation donnée par l’intermédiaire d’un document de planification (SCOT et/ou PLU) pour l’aménagement de cet espace, qu’il soit naturel ou déjà partiellement ou anciennement urbanisé.</p>
<p>Au regard de ces premiers éléments d’éclairage, il est apparant que le travail de définition de l’artificialisation nécessite encore d’être affinée et précisée, en tenant compte de toutes les facettes que recouvrent cette notion. Il s’agit dorénavant de partager collectivement les questions que la mesure de l’artificialisation pose encore, ainsi que les enjeux opérationnels qui en découlent. L’Auran souhaite accompagner ses adhérents dans la progression de cette réflexion collective en mettant à leur disposition l’ensemble des expertises mobilisées jusqu’à présent.<a name="D’où vient l’objectif de « zéro artificialisation nette » ?"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>D’où vient l’objectif de « zéro artificialisation nette » ?</h5>
<p>Face aux constats effectués en matière de perte de biodiversité, c’est la Commission Européenne qui, la première, a officialisé en 2011 un objectif européen d’arrêt de « toute augmentation nette de la surface de terre occupée » d’ici 2050 .</p>
<p>Le 4 juillet 2018, le ministère de la transition écologique et solidaire, publiait le Plan Biodiversité. Cette feuille de route gouvernementale est structurée en 6 axes :<br />
Axe 1 : Reconquérir la biodiversité dans les territoires<br />
Axe 2 : Construire une économie sans pollution et à faible impact sur la biodiversité<br />
Axe 3 : Protéger et restaurer la nature dans toutes ses composantes<br />
Axe 4 : Développer une feuille de route européenne et internationale ambitieuse pour la biodiversité<br />
Axe 5 : Connaître, éduquer, former<br />
Axe 6 : Améliorer l’efficacité des politiques de biodiversité</p>
<p>C’est au travers de l’axe 1 (mesure 1.3) qu’est introduit la proposition d’un objectif de <strong>« Limiter la consommation d’espaces naturels, agricoles, et forestiers pour atteindre l’objectif de « zéro artificialisation nette ».</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong>Quelle est la valeur juridique du Plan Biodiversité ?</strong></p>
<p>Il s’agit d’une feuille de route nationale dont les mesures sont portées par le gouvernement et par l’Agence française pour la biodiversité (AFB).</p>
<p>Le plan n’a pas de traduction législative. Les codes juridiques qui encadrent la planification et la gestion des sols n’ont pas encore été modifiés suite à ce plan, ce qui en théorie ne les inscrit pas dans un rapport juridique d’opposabilité avec ce plan.</p>
<p>Ce sont les objectifs chiffrés, en particulier le « zéro artificialisation nette », et les mesures au caractère réglementaire dont on a du mal aujourd’hui à appréhender la portée réelle. L’État y fait ouvertement référence comme une disposition opposable (cf. encadré page suivante) alors que l’objectif n’est pour le moment qu’intentionnel.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si la Commission Européenne fixe à son échelle un horizon à 2050 pour atteindre cet objectif, le Plan Biodiversité est resté quant à lui muet sur la question de l’échéance pour la tenue de celui-ci, renvoyant à « la définition d’un horizon temporel en concertation avec les parties prenantes ». Les collectivités sont pour le moment invitées à fixer un objectif de maîtrise ou de réduction de l’artificialisation des sols compatibles avec la trajectoire nationale définie, à l’occasion de la révision de leurs documents d’urbanisme.</p>
<p>Aujourd’hui, la Région Pays de la Loire, dans le cadre de l’élaboration du SRADDET, envisage d’inscrire dans son projet de fascicule de règles l’objectif de tendre vers « zéro artificialisation nette » à l’échelle régionale pour 2050. Si la règle était confirmée alors les SCoT devraient, au moment de leur révision, se mettre en compatibilité avec cette disposition. A ce stade, son écriture reste encore suffisament approximative pour que les territoires s’inscrivent dans le mouvement en fonction de leurs capacités. Pour autant, il y a un véritable enjeu à statuer rapidement sur les définitions et méthodologies proposées par les services de l’Etat, sans quoi le sujet pourrait à court terme fragiliser juridiquement l’ensemble de ces documents.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong>Ceci explique en partie cela…</strong></p>
<p>Le 29 juillet 2019 une instruction gouvernementale appelait les préfets et services déconcentrés de l’État à renforcer leur mobilisation et leurs actions en faveur de la lutte contre l’artificialisation des sols. Rien de nouveau finalement au regard des objectifs nationaux poursuivis, mais il semble que cette instruction ait été très vite prise au pied de la lettre par un certain nombre de services d’État, qui se sont mis à contrôler de façon plus ferme des documents d’urbanisme élaborés par les collectivités. Un changement de posture qui fait aujourd’hui couler de l’encre et qui s’inscrit en porte à faux avec la position jusque-là dominante d’une planification « négociée ». Jusqu’alors pourtant les instructions gouvernementales, en dehors des éléments codifiés dans le droit français,  ne sont pas opposables aux collectivités.<a name="L’artificialisation « nette », comment la mesurer ?"></a></p></blockquote>
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<h5>L’artificialisation « nette », comment la mesurer ?</h5>
<p><strong><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1927" style="float: left; height: 321px; width: 250px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_6.png" alt="" width="625" height="802" />L’artificialisation « nette » est le résultat d’une soustraction théorique</strong> signifiant que l’on va déduire de l’artificialisation « brute » (ce qui est nouvellement artificialisé), les surfaces qui auront été renaturées.<br />
Ainsi, de façon théorique, sur une même période, si un territoire a artificialisé 2 hectares de terres agricoles en extension de son enveloppe urbaine mais qu’il a renaturé une friche de 1 hectare, alors l’artificialisation « nette » de ce territoire sera de 1 hectare.<br />
Derrière l’enjeu  et le débat de définition de l’artificialisation « nette » on retrouve ceux de <strong>la mesure et de l’évaluation de ce phénomène</strong>. Chaque base de données disponible aujourd’hui comporte en effet <strong>des différences en termes d’échelle et de temporalité</strong>, générant ainsi des avantages et des inconvénients qui doivent être appréciés au regard des objectifs recherchés et des politiques publiques qui les utilisent.</p>
<p>Au travers du Plan Biodiversité (action n°7 de l’Axe 1), le gouvernement s’est fixé un objectif de fournir des chiffres annuels, à une maille communale, et avec une méthode homogène, sur le phénomène d’artificialisation. C’est pourquoi a été mis en place <strong>un observatoire de l’artificialisation </strong>à l’été 2019 :<a href="https://artificialisation.biodiversitetousvivants.fr/" target="_blank" rel="noopener"> https://artificialisation.biodiversitetousvivants.fr/</a></p>
<p>Or, à l’heure actuelle, seule la source de données Fichiers Fonciers était disponible à l’échelle nationale et pertinente pour répondre aux critères fixés (maille fine et données annuelles). Basée sur les changements de catégories fiscales des terrains, cette source de données permet de cartographier à l’échelle cadastrale les terrains selon une classification en 13 postes (terres, bois, carrières, jardins, terrains à bâtir…) eux-mêmes regroupés pour l’observatoire en deux catégories : les espaces « artificialisés » et les « non artificialisés ».<br />
Malgré les avantages d’une telle donnée à l’échelle de la France, celle-ci présente encore plusieurs inconvénients qu’il s’agit d’avoir à l’esprit au moment de son analyse. Ainsi, la plus grosse critique émise sur cette source est qu’elle ne comptabilise pas les espaces non cadastrés, et en particulier les voiries reversées au domaine public. En outre, le classement de certains espaces en terrains artificialisés ou non peut encore être source de débats et générer des différences d’analyses et d’interprétations importantes entre territoires (cf. espaces « ambigus » listés par le CEREMA lors de l’analyse des fichiers fonciers pour élaborer l’observatoire de l’artificialisation). Les terrains classés en « chantiers » en particulier peuvent être source d’erreurs statistiques. Certains terrains ont ainsi été classés en anticipation dans cette catégorie, alors que les travaux n’avaient pas encore été engagés (cf. terrains classés en chantier sur le tracé du projet de voie qui devait desservir le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes). Conscients de ces défauts et afin de minimiser les erreurs d’interprétation, les services en charge de l’observatoire national ne souhaitent analyser les fichiers fonciers que sous un angle de flux d’artificialisation entre deux dates (ce qui ne résoud pas vraiment le problème).</p>
<p>Les services de l’État et l’IGN réfléchissent actuellement à la généralisation d’une Occupation du Sols à Grande échelle (OCSGE), existante pour les Pays de la Loire pour deux années millésimes, qui permettrait une autre observation fine du phénomène à l’échelle nationale. Si cette dernière venait à aboutir, elle viendrait alors s’inscrire en complément des analyses produites à partir des fichiers fonciers. De même pour les données Terruti-Lucas  et Sit@del 2  qui viendront prochainement alimenter l’observatoire<a name="Comment se situe la Loire-Atlantique en matière d’artificialisation des sols ?"></a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Comment se situe la Loire-Atlantique en matière d’artificialisation des sols ?</h5>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1929" style="float: right; height: 729px; width: 400px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_7.png" alt="" width="658" height="1200" />En Loire-Atlantique, <strong>l’artificialisation des sols ralentit depuis une dizaine d’années.</strong> Cette tendance s’explique probablement par la crise de la construction qui s’est produite en 2008 mais aussi certainement par les mesures prises par les collectivités au sein de leurs documents d’urbanisme en application des lois Grenelle puis ALUR.</p>
<ul>
<li>Pour autant, à l’échelle nationale,<strong> l’artificialisation continue de progresser souvent plus vite que la population.</strong> Ce phénomène s’explique en partie par le constat fait sur de nombreux territoires d’un étalement urbain continu. L’institut d’analyse IDDRI vient toutefois nuancer cette analyse en identifiant des situations locales trés hétérogènes. Ainsi, 4 grandes catégories de territoires peuvent être identifiées :</li>
<li>Des territoires plutôt ruraux où la croissance démographique et économique est faible, voire négative et où la progression de l’artificialisation est inférieure (Ardèche, Cantal, Finistère…) ;</li>
<li>Des zones très denses et artificialisées, à forte croissance démographique et économique et où l’artificialisation marque le pas (c’est le cas par exemple de l’agglomération lyonnaise) ;</li>
<li> Des territoires avec une forte progression de l’artificialisation, sans pression démographique et économique forte. Cette situation est la plus préoccupante et concernerait un tiers des départements français (c’est le cas de la Sarthe et de la Mayenne par exemple) ;</li>
<li>Des départements où l’artificialisation est forte, corrélée à un dynamisme démographique et économique souvent sous l’influence d’une grande ville. C’est en particulier le cas de la Loire-Atlantique dont la population croit chaque année d’environ 17 000 nouveaux habitants.</li>
</ul>
<p><strong>Cette typologie de territoires renvoie à la notion d’efficacité ou d’optimisation de la consommation foncière des terres agricoles et naturelles, et au phénomène d’étalement urbain.</strong></p>
<p><a href="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_8.png"><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1934" style="float: right; height: 403px; width: 300px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_8.png" alt="" width="647" height="870" /></a>En Pays de la Loire, et plus particulièrement en Loire-Atlantique et en Vendée, les situations sont aussi trés contrastées.<br />
Dans leur porter-à-connaissance, les services de l’Etat ont porté à l’attention des auteurs du SRADDET une cartographie de typologies des territoires au regard d’un indicateur d’étalement urbain établi à partir des données démographiques et des fichiers fonciers (source : DGFip Majic).  Ce travail, réalisé antérieurement à la mise en place de l’observatoire de l’artificialisation, s’appuie sur une nomenclature des sols différente de celle proposée aujourd’hui par le ministère.<strong> Elle mérite par conséquent d’être réactualisée avec des données à jour mais également croisée avec d’autres indicateurs (d’emploi, de démographie, de densité etc.) qui permettront de mieux contextualiser les phénomènes observés.</strong></p>
<p><em>NB : la nomenclature des fichiers fonciers utilisés pour qualifier les espaces d’artificialisés ou non ne correspond probablement pas à celle utilisée actuellement par l’observatoire national de l’artificialisation, ce qui expliquerait que certaines communes ressortent ici comme ayant connu une diminution de leurs surfaces artificialisées.</em></p>
<p>Dans l’attente de ce travail à approfondir avec nos partenaires, une première actualisation basée sur les fichiers fonciers 2009-2017 et les données insee 2010-2016 a été réalisée sur la Loire-Atlantique. Ces résultats sont toutefois à utiliser avec précaution et à nuancer compte-tenu des biais inhérents à la base de données fiscales et aux ambiguïtés relevées précédemment (classification des chantiers notamment).<br />
Entre 2009 et 2017, l’ensemble des communes de Loire-Atlantique ont connu un taux de croissance annuel moyen positif de l’artificialisation des sols. Toutefois, au regard des données démographiques disponibles, des catégories de territoires peuvent être précisées  :<br />
<strong>&#8211; Type 1 : les communes où l’étalement urbain a progressé</strong><br />
Sur ces communes, le taux de croissance annuel moyen de la population est négatif entre 2010 et 2016, alors que les surfaces artificialisées ont connu un taux positif. Sous l’effet cumulé de la baisse du nombre de personnes par ménage, de la vacance de l’habitat ancien vieillisant et d’un développement résidentiel pavillonnaire encore dominant (dont une part parfois importante de résidences secondaires), ces territoires sont particulièrement concernés par le phénomène d’étalement urbain.</p>
<p><strong>&#8211; Type 2 : les communes où l’étalement urbain ralenti</strong><br />
La population a augmenté mais moins vite que les surfaces artificialisées. Comme la première catégorie de territoires, les facteurs de l’étalement urbain (décohabitation, modèles d’urbanisation résidentiels et économiques consommateurs d’espace, faible densification des tissus…) concernent ces territoires.</p>
<p><strong>&#8211; Type 3 : les communes où la croissance démographique est plus forte que la croissance de l’artificialisation</strong><br />
L’artificialisation des sols continue de progresser sur ces territoires mais, sous l’effet d’un dynamisme démographique et économique, la population a connu un taux de croissance plus important que le celui des surfaces artificialisées. Cette catégorie, comme la précédente, recouvre toutefois des situations locales trés contrastées dont l’analyse devra être affinée au regard d’autres indicateurs (optimisation et efficacité de la consommation foncière, taux de croissance de l’emploi… etc.). Elle ne permet pas de distinguer notamment les communes qui ont réalisées des efforts particulièrement importants ces dernières années, notamment sur la métropole nantaise.</p>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1936" style="height: 450px; width: 600px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_9.png" alt="" width="870" height="652" /></p>
<p><strong>La mise en œuvre d’une politique publique de gestion économe de l’espace ne peut s’extraire de ces différents contextes et doit prendre en compte les différentes composantes (environnementales, sociales, démographiques et économiques) des territoires sur lesquels elle s’applique.</strong></p>
<p><strong>En Loire-Atlantique,</strong> l’analyse des Fichiers Fonciers révèle <strong>un flux d’artificialisation de 5 197 hectares entre 2009 et 2017 </strong>soit une moyenne d’environ 650 hectares / an sur cette période. Ce flux d’artificialisation correspond pour 2/3 à une artificialisation liée à l’habitat, le reste étant lié principalement à l’activité économique. A première vue donc, même en engageant des compensations, atteindre un bilan net de 0 hectare, même d’ici 2050, ne doit pas être un objectif en soi à imposer de la même façon à tous les territoires. Une inflexion dans les pratiques doit être engagée en poursuivant les transitions déjà à l’œuvre, mais face à la réalité de la situation, une rupture nette n’est pas faisable. <a name="Tendre vers le « zéro artificialisation nette » : à quelles conditions ?"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Tendre vers le « zéro artificialisation nette » : à quelles conditions ?</h5>
<p>Dans le contexte bien particulier de la Loire-Atlantique et notamment des territoires de l’agglomération nantaise,  la question n’est pas tant de savoir comment atteindre une neutralité chiffrée effective que d’essayer de tendre plus fortement encore vers une amélioration de l’efficacité foncière et d’engager un changement dans les manières de concevoir le développement urbain.</p>
<p><strong>Quatre réflexions nous paraissent conditionner la mise en œuvre d’une telle inflexion :</strong></p>
<ul>
<li><strong>La mise en œuvre d’une politique foncière plus efficace :</strong> la maîtrise foncière dans toutes ses composantes (connaissance, étude, maîtrise, portage) est un enjeu majeur. L’observation des potentiels de mutation et de densification en est un préalable essentiel qui devrait être plus rapidement saisi et engagé par les territoires, dans la perspective d’une plus grande maitrise publique de l’aménagement et de l’optimisation des terrains.</li>
<li><strong>Le renforcement d’un développement urbain multipolaire :</strong> face au constat d’un relatif échec de la planification territoriale sur cet aspect (armature urbaine), la mise en œuvre effective d’une plus forte polarisation des activités et du développement résidentiel sur certaines communes reste l’un des défis des prochaines décennies. Aujourd’hui, malgré une volonté affichée dans la plupart des documents de renforcer certains pôles structurants, ces derniers peinent à se distinguer réellement et à jouer un rôle fort de relais dans le développement résidentiel et économique du territoire ligérien. Depuis 2015, alors que la demande de logements augmentait, la construction s’est stabilisée à un niveau certes plus élevé qu’avant 2008 dans la métropole nantaise, mais l’accélération s’est reportée dans les territoires périurbains. Or, l’accélération observée sur les pôles structurants s’est avérée sensiblement moins forte que dans le reste de la couronne périurbaine de Nantes.</li>
<li><strong>L’accompagnement de l’acceptabilité sociale de la densification :</strong> plus que jamais, celle-ci est nécessaire pour réduire à la source le besoin d’extension urbaine. Elle nécessite cependant une position politique assumée ainsi qu’un accompagnement pédagogique plus important auprès des habitants. Aujourd’hui, les plus grosses opérations de densification sont mises en œuvre sur les territoires les plus urbains (les quartiers déjà artificialisés de l’Ile de Nantes et du quartier Gare sud en particulier). Celles-ci ne suffiront cependant pas à elles-seules à réduire le besoin d’artificialisation. L’effort doit être plus amplement partagé au sein de tous les territoires.<br />
Or, cette densification sera d’autant plus acceptée que ses conséquences sur le cadre de vie des habitants seront également mieux anticipées. Cela passera notamment par une meilleure prise en compte des enjeux de nature en ville et d’adaptation du territoire  aux changements climatiques (travail sur les îlots de chaleur par exemple). Les territoires devront ainsi <strong>améliorer leurs connaissances sur la qualité des sols mais aussi sur les modalités de densification des tissus en fonction des différents contextes.</strong></li>
<li><strong>La mesure des conséquences sociales de la pression foncière et immobilière : </strong>une autre question que doit se poser la puissance publique est celle des effets secondaires que peut avoir la non construction de logements sur le territoire induit par la mise en application du concept d’arrêt de l’artificialisation. La mise en œuvre de cette mesure doit considérer les conséquences d’une réduction de l’offre foncière à urbaniser sur le coût de l’immobilier et du foncier. Par effet ricochet, et en fonction des territoires, cela pourrait avoir pour effet de rendre encore plus difficile l’installation de tous les ménages qui eux ne s’arrêteront pas pour autant de venir. <strong>L’équation sera particulièrement difficile à résoudre pour les ménages les plus modestes et les classes moyennes. La dynamique de spécialisation socio-spatiale des territoires actuellement observée ne pourrait qu’en être accentuée.</strong><a name="Quels moyens et leviers d’actions pour accélérer la transition ?"></a></li>
</ul>
<h5></h5>
<h5>Quels moyens et leviers d’actions pour accélérer la transition ?</h5>
<p>Au-delà des conditions à la fois sociétales et politiques qui conditionnent le sens de la trajectoire pour tendre vers le « zéro artificialisation nette », la mise en pratique concrête du principe passe par deux types de moyens d’actions :</p>
<ul>
<li>Le premier et le principal : l<strong>a limitation de l’artificialisation (brute),</strong> en produisant davantage les nouvelles constructions dans les enveloppes urbaines par l’intermédiaire de plusieurs moyens à adapter aux situations locales (cf. page suivante).</li>
<li>Le second moyen complémentaire est de <strong>« rendre à la nature » certains espaces en les renaturant.</strong></li>
</ul>
<p>Plus concrêtement, il est proposé de s’appuyer sur l’exemple de la<strong> Métropole nantaise </strong>pour illustrer la complexité de la mise en œuvre de ces deux grands types d’actions et mesurer le niveau d’effort supplémentaire qui devrait être fourni par les territoires pour s’engager dans une telle inflexion.</p>
<p>Depuis plusieurs années déjà, le territoire métropolitain s’engage dans des opérations de renouvellement urbain majeur pour limiter son développement en extension. La transition en matière de consommation d’espaces est ainsi déjà bien amorcée. En s’engageant au travers du SCoT et de son PLU métropolitain sur un objectif ambitieux de réaliser <strong>80 % de son développement urbain au sein de ses enveloppes urbaines et de réduire de 50% ses extensions urbaines par rapport à la période 2004-2014,</strong> la Métropole s’est engagée dans une trajectoire volontariste de diminution de l’artificialisation.<br />
Pour autant, de très forts besoins de développement sont encore à satisfaire. Pour répondre aux besoins générés par le fort dynamisme du territoire et permettre l’accueil de nouvelles opérations d’aménagement, son projet de développement résidentiel et économique s’appuie ainsi encore sur environ 1000 hectares de zones à urbaniser. Au regard des définitions explicitées ci-avant, ces zones n’ont certes pas vocation à être toute intégralement artificialisées. Néanmoins, pour s’essayer ici à l’exercice théorique de calcul de la future artificialisation, nous avons croisé ces zones à urbaniser avec les terrains déjà artificialisés des fichiers fonciers de 2017 . Ce développement pourrait ainsi avoir pour effet d’artificialiser à terme au maximum environ 750 nouveaux hectares (300 ha pour un développement à dominante économique et un peu plus de 450 ha pour un développement mixte ou résidentielle).</p>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1939" style="height: 517px; width: 870px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_10.png" alt="" width="870" height="517" /></p>
<p>Partant du principe que ce projet territorial est déjà calibré au plus juste pour répondre aux besoins des nouveaux habitants et entreprises de son territoire, l’exercice conduit <u>de façon purement théorique donc de façon irréaliste</u> (et avec toutes les précautions à prendre vis-à-vis des définitions et sources utilisées), nous amène à envisager les options complémentaires ci-dessous pour tendre vers le « zéro artificialisation nette » :</p>
<ul>
<li><strong>Ne pas ouvrir à l’urbanisation</strong> les zones à urbaniser prévues. Pour les 450 hectares à vocation résidentielle, avec une densité moyenne minimum de 40 logements / ha, cela représenterait au global un manque de 18 000 logements sur la métropole par rapport aux besoins exprimés. Pour le développement économique, ne pas ouvrir à l’urbanisation les 300 hectares prévus, viendrait rajouter une tension supplémentaire sur le marché du foncier économique, déjà extrêment tendu sur la métropole.</li>
<li><strong>Réduire le besoin en extension</strong> en mobilisant davantage les capacités au sein de l’enveloppe urbaine. Cela passe par de plus fortes densités et hauteurs y compris dans les zones d’activités, le réinvestissement de friches et la mobilisation des espaces nus (fonds de jardins, « dents creuses », espaces verts, espaces publics…).</li>
<li><strong>Réduire le besoin d’artificialisation</strong> dans les zones d’extension économiques et résidentielles en y augmentant notamment les densités minimum. En matière d’habitat, la densité moyenne au sein de ces zones est déjà fixée par le SCoT en moyenne à 40 logements / hectare pour la métropole nantaise;</li>
<li><strong>Renaturer des espaces artificialisés</strong>, amenant inévitablement les bilans d’opérations à s’alourdir ;</li>
</ul>
<p><strong>Cet exercice nous amène à alerter les acteurs de l’aménagement sur l’enjeu de venir préciser rapidement les définitions et modalités d’analyse à mettre en place, et à rester prudent sur les objectifs à fixer dans le contexte bien particulier de l’aire urbaine nantaise.</strong></p>
<p>En aménagement, il existe déjà aujourd’hui un principe réglementaire visant à limiter les atteintes à l’environnement et à compenser les effets notables sur la biodiversité qui n’auraient pu être éviter : il s’agit de la séquence <strong>« Eviter-Réduire-Compenser » </strong>(ERC). Pour tout projet d’aménagement, d’infrastructure ou de construction et tout document de planification soumis à autorisation ou évaluation environnementale, ce cadre juridique impose de réaliser des études et de mettre en oeuvre le principe : <strong>Eviter</strong> au maximum les impacts négatifs, puis <strong>Réduire</strong> les impacts résiduels et enfin les <strong>Compenser</strong> afin d’aboutir à une absence de perte nette de biodiversité. C’est dans ce cadre que les documents de planification peuvent jouer à leur niveau un rôle d’évitement stratégique.</p>
<p>Aussi, la réflexion sur le « zéro artificialisation nette » et les options identifiées précédemment nous amènent de fait inévitablement à inscrire le processus d’artificialisation à venir dans une logique similaire à l’ERC. En réduisant de 50% sa consommation d’espaces naturels et agricoles, la Métropole nantaise s’est déjà mise en situation d’éviter une artificialisation potentielle supplémentaire importante.</p>
<p>Ce principe reste toutefois à nuancer car si l’objectif d’une neutralité en matière d’artificialisation parait logique, le travers de ce concept est qu’il peut donner le sentiment que l’artificialisation est compensable voire réversible. Or, <strong>compte-tenu des volumes d’artificialisation brute effectuée chaque année, la logique de compensation par renaturation de certains espaces ne pourra freiner qu’à la marge l’artificialisation.</strong> Elle interroge également fortement le financement à grande échelle d’un tel processus. <strong>Pour tendre vers un objectif de neutralité, le dispositif doit essentiellement porter sur l’évitement de la nouvelle artificialisation.</strong></p>
<p>A travers le prisme des moyens d’actions dont disposent les collectivités pour mettre en œuvre leur politique publique, le schéma ci-dessous propose <strong>un panorama des différents leviers activables pour tendre vers une réduction de l’artificialisation. </strong>Ces leviers permettent de répondre à des cibles d’actions, mais doivent également être analysés au cas par cas selon la capacité d’acceptabilité des habitants et des élus. De même, une réflexion sur l’échelle à laquelle mettre en œuvre certaines de ces actions paraît essentielle compte-tenu des enjeux de coopération associés à la réduction de l’artificialisation.</p>
<p><a href="https://www.auran.org/sites/default/files/dossiers/zan_11.png"><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1943" style="height: 654px; width: 870px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_11.png" alt="" width="1200" height="902" /></a></p>
<p>A la lecture de ces leviers, il ressort que l<strong>’identification et la mobilisation des friches urbaines  et des secteurs « mal utilisés » deviennent entre autres des enjeux majeurs que les collectivités doivent saisir.</strong> Quelle que soit leur occupation future (renaturée ou réinvestie), leur connaissance et leur mobilisation sera l’un des leviers opérationnels pour tendre vers l’objectif de « zéro artificialisation nette ».</p>
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<blockquote>
<h6 style="text-align: center;">Zoom sur 3 leviers différents à étudier</h6>
<p><strong>Le versement pour sous-densité : un dispositif fiscal existant peu mis en œuvre</strong><br />
Le versement pour sous-densité permet aux collectivités compétentes en matière de PLU d’instaurer, pour une période de 3 ans reconductible, sur des zones U ou AU, une densité minimale de constructions à réaliser. En cas de non réalisation de cette densité, le porteur de projet doit s’acquitter d’une taxe calculée à partir de la valeur vénale du bien et de l’écart de densité observée (en m2 de surfaces de plancher). Le versement perçu par la collectivité peut alors être fléché pour des actions de transitions environnementales locales, voire pour financer par exemple des actions de désartificialisation de certains sites.<br />
Toutefois, cet outil parait peu efficace dans le cas d’un marché immobilier tendu comme celui de l’agglomération nantaise. Les porteurs de projets n’ont généralement pas besoin d’outils incitatifs ou dissuasifs pour construire jusqu’aux plafonds de densité autorisés. A l’inverse, dans un contexte de marché non tendu, ce type d’outil peut avoir l’effet contre-productif de geler la constructibilité d’un terrain. En outre, il peut également être reproché à ce type d’outils d’entretenir une logique de « fraudeur-payeur » qui ne va pas forcément dans le sens d’une prise conscience générale sur l’enjeu de limiter l’artificialisation des sols.</p>
<p><strong><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1945" style="float: right; height: 249px; width: 250px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_12.png" alt="" width="500" height="497" />La sur-élévation d’immeubles : l’une des solutions pour faire du renouvellement urbain</strong><br />
La surélévation de bâtiments permet d’augmenter la surface habitable d’un bien immobilier sans en modifier l’emprise au sol. Elle s’avère être une solution intéressante à expertiser, en particulier en milieu urbain, compte-tenu de la pression immobilière existante et de la rareté du foncier constructible. Volontairement ou non, la surélévation peut être bloquée par le plan local d’urbanisme. Pour la permettre, les règles de hauteurs et d’implantation doivent être anticipées, de façon à permettre la création de nouveaux logements via ce procédé.</p>
<p>Pour l’encourager, des mesures fiscales peuvent par ailleurs être mises en œuvre, comme par exemple la suppression de la taxe d’aménagement pour les nouvelles constructions de modifiant pas l’emprise au sol du bâtiment existant et créant un logement.</p>
<p><strong>D’autres possibilités d’évolutions des constructions existantes</strong> peuvent également être envisagées pour produire de nouveaux logements ou locaux d’activités. L’optimisation des tissus déjà artificialisés passera par une généralisation et un meilleur partage des ces solutions.</p>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1947" style="height: 257px; width: 870px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_13.png" alt="" width="870" height="257" /></p>
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<p><strong>Les opérateurs de compensation écologique : des expériences innovantes à élargir à la compensation de l’artificialisation nouvelle ?</strong><br />
En France, plusieurs procédures nécessitent obligatoirement de mettre en œuvre une séquence Eviter-Réduire-Compenser. C’est notamment le cas des projets d’aménagement soumis à autorisations. La loi contraint ainsi à opérer des mesures de compensation pour les impacts résiduels liés au projet. Les impacts résiduels sont les impacts environnementaux qui subsistent après l’application des mesures d’atténuation décrites dans l’étude d’impact. D’après l’art L. 163-1. I. du Code de l’environnement : « Les mesures de compensation des atteintes à la biodiversité visent un objectif d’absence de perte nette, voire de gain de biodiversité. ». C’est le principe d’équivalence écologique. Dans ce cadre, des opérations de compensation écologique pourraient prendre la forme d’opérations de désartificialisation et être mutualisées à l’échelle d’un grand territoire.</p>
<p>Plusieurs territoires se sont engagés récemment ou réfléchissement à la mise en place d’une gouvernance commune dans l’objectif de mettre en place, à une échelle pertinente, des coopérations pour appliquer le principe « Eviter-Réduire-Compenser » (syndicat mixte du SCoT de l’agglomération bordelaise, Orléans Métropole, agglomération de bergerac…). Organisée à l’échelle d’un territoire large, qui pourrait aussi être l’échelle départementale, l’opérateur de compensation a en charge la mise en œuvre des opérations de compensation écologique requises dans le cadre de certains aménagement. Compte-tenu des enjeux de mutualisation et de coopération pour tendre vers une neutralité en matière d’artificialisation, il pourrait être envisagé d’innover localement en mettant en place d’un tel opérateur en matière d’artificialisation.<br />
Préalablement à la création d’une telle coopération, des études de faisabilité doivent être engagées pour quantifier et hiérarchiser les sites de compensation potentiels, évaluer l’opérationnalité des mesures au regard du rapport coût/gain et analyser des scénarios de gouvernance pour porter ce type de système.<a name="Renaturer, comment fait-on ? Combien ça coûte ?"></a></p></blockquote>
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<h5>Renaturer, comment fait-on ? Combien ça coûte ?</h5>
<p>Selon les travaux conduits par les instituts de recherche spécialisés, <strong>la désartificialisation d’un sol comprend plusieurs actions ayant vocation à récréer les services d&rsquo;un sol non artificialisé comme la production de biomasse, l&rsquo;infiltration des eaux ou le stockage de CO2.</strong></p>
<p>En fonction de l’occupation du sol concerné, plusieurs étapes peuvent s’avérer nécessaires :</p>
<ul>
<li>Une étape de déconstruction si des bâtiments sont encore présents ;</li>
<li>La dépollution du site dans le cas de sols pollués ;</li>
<li>La désimperméabilisation des sols par le retrait de surfaces imperméables ;</li>
<li>La construction de technosols visant à reconnecter le sol aux écosystèmes naturels environnants (apport de terres végétales etc.).</li>
</ul>
<p><strong>Peu d’exemples </strong>de renaturation d’espaces artificialisés existent en France et leur coût est encore mal évalué (mais certainement substantiel).<br />
<strong>La reconversion des terrains non imperméabilisés d’anciens aérodromes en surfaces agricoles ou en parc</strong> est souvent citée en exemple. Ainsi, un partenariat entre la Chambre d’agriculture, la métropole de Reims et plusieurs partenaires privés a permis de transformer en terrains agricoles les terrains non bâtis de l’ancienne base aérienne BA 112 de Reims. Compatibilisée comme une désartificialisation, le gain en matière de biodiversité d’un telle opération peut néanmoins être interrogé.</p>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1948" style="height: 290px; width: 601px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_14.png" alt="" width="870" height="420" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1950" style="float: right; height: 301px; width: 500px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_15.png" alt="" width="870" height="524" />Dans son benchmark, France Stratégie, identifie <strong>un coût moyen total entre 95 et 400 euros / m2</strong> (hors coût de déconstruction). Appliqué de façon théorique aux 750 ha d’artificialisation potentielle de Nantes Métropole à compenser, cela représenterait un budget de 712 millions à 3 milliards d’euros. Ces interrogations financières (en particulier la question du portage de ce coût) s’ajoutent à celles de la recherche de sites supports de ces projets.<br />
Si elle n’est pas comptabilisé à proprement parler comme une action de renaturation de sites, <strong>la désimperméabilisation des sols et/ou la végétalisation seules de certains espaces urbains peuvent néanmoins permettre une amélioration du cadre environnemental et des conditions de vie des habitants face aux changements climatiques </strong>(ilots de fraicheur, infiltration des eaux…).  C’est d’ailleurs l’une des lignes directrices de la commission européenne  pour lutter contre la dégradation des sols et de la biodiversité.</p>
<p>C’est pourquoi la réflexion ne doit pas être biaisée par l’approche statistique et quantitative de l’exercice.<strong> L’amélioration des conditions de vie en milieu urbain (en particulier milieu urbain dense) devrait rester au cœur des objectifs de politiques publiques d’aménagement et pourrait aussi être appréhendée commune une « compensation » aux nouveaux flux d’artificialisation qui resteront inévitables.</strong></p>
<p>Ainsi, d’autres actions peuvent être mises en œuvre, en particulier dans les milieux urbains, sans pour autant que celles-ci ne rentrent aujourd’hui dans la quantification chiffrée de l’artificialisation nette (telle qu’elle est actuellement appréhendée par l’Etat).</p>
<p>A Aubervilliers , <strong>un projet expérimental de plantation d’une forêt urbaine à la place d’un parking </strong>est un exemple de désimperméabilisation et végétalisation d’un site artificialisé. Après avoir désimperméabilisé le sol, celui-ci a été caractérisé (qualité du sol, présence de polluants&#8230;) puis reconstruit pour en améliorer sa fertilité. Des réserves d&rsquo;eau et un sol drainant ont été aménagés dans le but de gérer les eaux de pluie et participer au rafraichissement urbain.</p>
<p><img decoding="async" class=" size-full wp-image-1952" style="height: 293px; width: 870px;" src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==" data-layzr="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/zan_16.png" alt="" width="870" height="293" /></p>
<p>La ville de Paris travaille également sur <strong>un projet de désimperméabilisation des sols des cours d’écoles.</strong> Le projet vise à transformer les cours d’écoles en ilots de fraîcheur de proximité et à les adapter au changement climatique (favoriser la perméabilité, introduire des matières plus naturelles et choisir des revêtements clairs).</p>
<p>Enfin, <strong>les programmes de recherche appliquée type Dési’ville </strong>, lancé mi 2019 par le BRGM, ou plus localement <strong>le programme SoilServ mené conjointement par l’INRA et SCE Aménagement en partenariat avec le Pôle Métropolitain Nantes Saint-Nazaire</strong>, vise à proposer des outils d’aide à la décision sur la question de l’utilisation des sols au regard de leurs différents niveaux de services (infiltration de l’eau par exemple).</p>
<p><strong>Les outils de planification réglementaire</strong> tels que le coefficient de pleine terre, le coefficient de biotope ou l’identification d’une « trame brune » à protéger (continuité des sols avec suffisamment d’espace pour la biodiversité) sont également des leviers en faveur d’une amélioration de la biodiversité en milieu urbanisé dont la mise en œuvre doit être observée à la lumière de chaque contexte et des effets réels qu’ils peuvent provoquer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Conclusion</h5>
<p>L’objectif du « zéro artificialisation nette » provenant du Plan Biodiversité a eu nationalement puis maintenant localement l’effet d’un petit séisme dans le milieu de l’aménagement et de la planification territoriale. Plebiscitée ou au contraire vivement critiquée, la notion mérite dans tous les cas que l’on prenne le temps d’en analyser les fondements, la portée et les limites, pour dépasser les postures idéologiques ou politiques.</p>
<p>La lutte contre la consommation excessive de terres agricoles et naturelles n’est pas une chose nouvelle. Les effets de l’artificialisation des sols, qu’ils soient écologiques, agricoles ou même sociaux, sont connus et largement documentés depuis des dizaines d’années. Pourtant, on ne peut que constater que les choix d’aménagement et les pratiques des professionnels évoluent doucement ; tout comme les mentalités et les habitudes culturelles des habitants qui conservent un attachement fort à l’habitat individuel et une dépendance à l’automobile. Les Pays de la Loire ont connu les taux d’artificialisation les plus importants ces dernières années parmis les régions françaises.</p>
<p>C’est pourquoi, la dégradation de la biodiversité et l’accélération du changement climatique amènent le gouvernement à vouloir engager les collectivités dans un changement de posture. Alimenté par certaines expertises, le principe de l’artificialisation « nette » fait son apparition. Si l’objectif était vraissemblablement de pouvoir « rassurer » sur la possibilité pour les territoires de pouvoir continuer à se développer sur de nouvelles terres agricoles ou naturelles, en échange de compensations, le concept est en réalité venu introduire une complexité qui laisse tous les acteurs concernés pour le moins perplexes.</p>
<p>Sans remettre en cause le bien-fondé des évolutions de pratiques nécessaires à un aménagement plus sobre des territoires, le sujet ne peut être abordé de façon générale et absolue. Sa mise en œuvre doit inévitablement tenir compte du contexte territorial dans lequel il se situe. En Loire-Atlantique ou en Vendée par exemple, la recherche d’une artificialisation nette nulle ne pourra passer qu’en grande majorité par une réduction de l’artificialisation brute des terres agricoles et naturelles. Cela interroge donc directement la capacité des collectivités territoriales à répondre à la forte demande de logements exprimée actuellement et la propension des élus et habitants à accepter une densification renforcée de tous les territoires.</p>
<p>Les différents leviers dont disposent les collectivités pourraient d’ores et déjà être activés si l’analyse des phénomènes était déjà mieux partagée. La mise en mouvement de certains outils, en particulier ceux liés à l’observation territoriale (inventaires, dispositifs de suivi du foncier…) et à la mutualisation de moyens (opérateurs de compensation par exemple), ne sera pertinente que si elle résulte d’une stratégie d’accueil et de régulation partagée.</p>
<p>L’Auran poursuivra son travail sur le « zéro artificialisation nette » et accompagnera ses adhérents pour mesurer et anticiper les phénomènes induits ; notamment en mettant à leur disposition des outils d’observation, de suivi et d’action adaptés à leurs réalités locales. Nous veillerons à répondre aux attentes exprimées sur les besoins de clarification des méthodologies et définitions, sur la question des échelles de mesure et d’analyse, sur les stratégies de coordination et de gouvernance partagée et enfin sur l’opérationnalité (formes urbaines, potentiel constructible, faisabilité, coûts..) de la densification des communes.</p>
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<h5><a href="https://www.auran.org/wp-content/uploads/2020/07/202001_note_zan_auran.pdf" target="_blank" rel="noopener">Télécharger le dossier</a></h5>
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<h5>Pour aller plus loin</h5>
<p>•    Ministère de la transition écologique et solidaire, <strong>Plan Biodiversité</strong>, 4 juillet 2018, 28 pages<br />
•    France Stratégie, Julien Fosse, <strong>Objectif « zéro artificialisation nette » : quels leviers pour protéger les sols ?</strong> rapport au ministre de la Transition écologique et solidaire, au ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales et au ministre chargé de la Ville et du logement, juillet 2019, 51 pages<br />
•    Commissariat général au développement durable, <strong>Objectif « zéro artificialisation nette » Eléménts de diagnostic</strong>, collection Théma, octobre 2018, 4 pages<br />
•    IDDRI – Science Po, Alice Colsaet, <strong>Artificialisation des sols : quelles avancées politiques pour quels résultats ?</strong>, décryptage, 2 janvier 2019, 4 pages<br />
•    INRA, IFSTTAR, <strong>Sols artificialisés et processus d’artificialisation des sols : déterminants, impacts et leviers d’action</strong>, synthèse de l’expertise scientifique collective, décembre 2017, 127 pages<br />
•    <strong>Vers une renaturation des sols : retour sur la journée technique du 08 octobre 2019 à la Défense</strong><br />
https://www.cerema.fr/fr/actualites/solutions-ville-demain-renaturation-sols-retour-journee<br />
•    <strong>Observatoire du Plan biodiversité sur l’Artificialisation des sols</strong> : https://artificialisation.biodiversitetousvivants.fr/<br />
•    CEREMA Nord-Picardie,<strong> Mesure de l’artificialisation à l’aide des Fichiers fonciers : méthodologie</strong>, 21 juin 2019, 75 pages</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Contacts</h5>
<p><strong>Hervé Patureau</strong>, responsable du pôle Habitat &#8211; Démographie &#8211; Planification<br />
herve.patureau@auran.org // 02 40 84 55 87</p>
<p><strong>Romain Siegfried</strong>, responsable du pôle Energie &#8211; Environnement &#8211; Espaces<br />
romain.siegfried@auran.org // 02 40 84 55 75</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.auran.org/autre-publication/8-questions-pour-decrypter-lobjectif-de-zero-artificialisation-nette/">8 questions pour décrypter l&rsquo;objectif de « zéro artificialisation nette »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.auran.org">AURAN | Agence d&#039;urbanisme de la région nantaise</a>.</p>
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