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Agence d'Urbanisme de la Région Nantaise

L’Agence d’urbanisme de la région nantaise (AURAN) produit des analyses, décrypte les tendances et actualise des données pour les collectivités. C’est un outil partenarial d’aide à la décision pour les élus et une ressource pour la compréhension et la mémoire des territoires.

Regards des habitants de l’agglomération nantaise sur la densification

En complément des différentes expertises de l’Auran sur la densité et les formes urbaines, l’Auran a voulu mieux comprendre la position des habitants de la métropole nantaise sur la densification urbaine[1]. C’est pourquoi une enquête par questionnaire a été menée par l’Auran, en lien avec Nantes Métropole, auprès d’un échantillon représentatif de 1 750 habitants (dont 450 en ZAC). Cette enquête a été réalisée par TMO régions fin 2014.

L’Auran a dans un premier temps analysé les résultats de l’enquête. Puis, dans un deuxième temps, ces résultats ont été partagés et enrichis au cours de différentes réunions de travail avec des élus métropolitains, des techniciens et le conseil de développement (Retrouvez ici l’intervention de Patrick Pailloux au Conseil de Développement).

 

Nantes Métropole, un lieu de vie apprécié

Cette étude met en avant la qualité du cadre de vie de Nantes Métropole : 76% des habitants souhaitent rester vivre dans leur quartier.   

Le choix du logement (en dehors du prix) se fait en fonction des services qu’offre la métropole : parmi les critères importants du choix géographique du logement, arrivent en tête les transports collectifs (71% des interrogés) puis l’image du quartier (70%) et la présence des commerces (69%).

La  densification urbaine entraine une augmentation de l’offre de services, qui vont eux même jouer sur le choix du quartier dans lequel on va choisir de s’installer !

Une très large majorité des habitants de l’agglomération ne perçoit pas son quartier comme « trop dense » : seulement 9% jugent que la taille des immeubles de leur quartier est trop haute.

Concernant la construction récente de logements dans leur quartier, seulement 18% des habitants y  étaient opposés et 25% y étaient plutôt favorables !

 

Informer les habitants des projets de construction dans les quartiers : une nécessité  

L’enquête a démontré que la majorité des habitants souhaite être informée par la municipalité des projets de construction de logements dans leur quartier. C’est d’ailleurs  une responsabilité qu’ils donnent aux élus et non aux promoteurs.

Les résultats de l‘enquête et les réunions de restitution ont permis de confirmer qu’au delà de l’information sur les constructions de logements, les sujets majeurs qui appellent une vigilance et un traitement sont notamment le stationnement, les formes urbaines (la hauteur), les coûts, le respect de l’identité du quartier, la transformation de l’espace privé, le bruit, l’intégration des nouveaux arrivants. Enfin l’amalgame densité et problèmes sociaux qui réinterroge la question de la mixité sociale/ du lien social ont souvent été mentionnés.

 

Les habitants ont conscience de la nécessité de construire !

L’enquête abordait différents arguments en faveur de la construction de logements sur le territoire métropolitain. Les réponses des habitants mettent en avant l’argument des prix maîtrisés des logements puis ceux des enjeux environnementaux.  

Les habitants ont, pour beaucoup, compris que dans une agglomération en croissance démographique, stopper la construction ou trop ralentir le rythme de production entraînerait automatiquement une envolée des prix.   

 

Seulement 8% des habitants seraient  « réfractaires » à la densification

Par ailleurs, les analyses croisées des résultats de l’enquête ont permis de dégager une typologie des habitants au regard de  la densification.

8% des habitants métropolitains seraient « réfractaires » à la densification contre 31% « enthousiastes » et  61% «  indifférents ». L’enjeu pour la métropole est bien de maintenir cet équilibre et de surtout éviter le basculement de certaines populations actuellement « indifférentes » sur cette question vers les « réfractaires ». 

Enfin, on rappellera un paradoxe. Contrairement aux idées reçues, la densification améliore le cadre de vie des quartiers existants : les habitants des zones qui ont connu une densification significative ces dernières années sont relativement plus nombreux à juger leur quartier  « sûr », « propre », « vert » et « agréable »  que les habitants des quartiers qui ont connu une densification moins rapide !

L'un des enjeux pour la métropole nantaise est donc de continuer à construire tout en démontrant qu’elle améliore la qualité de vie de ses habitants.

 

 

[1] La densification urbaine consiste à faire vivre davantage de population sur un même espace urbain et conduit ainsi à l’augmentation du nombre de logements dans les différents quartiers. Cette enquête interrogeait les habitants sur la dynamique de construction et non sur la densité.  

 

  • 76%

    des habitants de l’agglomération nantaise souhaitent rester vivre dans le quartier où ils habitent.

  • 84 %

    des habitants considèrent leur quartier comme « agréable »

  • 25%

    des habitants étaient plutôt « favorables »  à la construction d’immeubles ou de maisons dans leur quartier, 18% des habitants y étaient plutôt « opposés » et 46% y étaient  « indifférents »

  • 52 %

    des habitants souhaitent être informés des projets de construction de logement dans leur quartier

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