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Agence d'Urbanisme de la Région Nantaise

L’Agence d’urbanisme de la région nantaise (AURAN) produit des analyses, décrypte les tendances et actualise des données pour les collectivités. C’est un outil partenarial d’aide à la décision pour les élus et une ressource pour la compréhension et la mémoire des territoires.

50 ans de développement urbain : et demain ?

Au cours de la 2e moitié du XXe siècle, le développement urbain et la périurbanisation ont été importants sur le territoire national et plus particulièrement localement. De 1960 aux années 2000, l’urbanisation y a été multipliée par 3,5 et la population par 1,6. Les dispositions prises pour limiter la consommation d’espaces par l’urbanisation commencent à porter leurs effets : sur un même espace, sont construits en moyenne aujourd’hui 2 à 3 fois plus de logements que dans les années 90. Cette approche quantitative s’accompagne nécessairement d’une approche qualitative. A ce titre, l’Auran, au travers des observatoires des espaces et du foncier (ODEF) et des formes urbaines (OFU), a engagé une réflexion globale pour répondre à la fois aux enjeux d’un développement urbain durable, aux évolutions et demandes sociales et sociétales et prendre en compte les contextes locaux pour adapter les réponses réglementaires et opérationnelles.

Il s’agit de mieux connaître nos territoires pour mieux anticiper et proposer des alternatives soutenables à l’étalement urbain.

Si, schématiquement, l’urbanisation se répartit entre centres urbains, espaces résidentiels agglomérés autours de centres urbains, villages, hameaux, écarts et bâtis isolés (espaces dissociés des centres urbains) et zones d’activités, le croisement entre les deux observatoires permet de constater une grande diversité entre les territoires, suivant leur histoire, configuration géographique…

En voici les répartitions à l’échelle des 5 SCoT (schéma de cohérence territoriale) partenaires de l’Agence :

Centres urbains (centres-villes, centres-bourgs, pôles de quartiers ou communaux) : espaces de mixité fonctionnelle, cœurs de la vie de la cité et véritables repères identitaires pour les habitants, ils ne représentent que 5 à 12% de l’urbanisation. L’enjeu est de conforter leurs fonctions dans l’ensemble urbain, d’y prioriser le renouvellement urbain et de renforcer leurs qualités paysagères et environnementales, et leurs connexions aux services des transports collectifs ou partagés.

Espaces résidentiels : agglomérés autour des centres urbains, ils couvrent entre 24 et 50% de l’urbanisation. Ils présentent une mosaïque de formes et paysages urbains diversifiés (îlots urbains, lotissements de maisons individuelles de type pavillonnaire, grands ensembles de logements collectifs, nouveaux quartiers…) qui définissent autant de cadres de vie. Très majoritairement accessibles en 5 à 10 minutes à pied d’un centre urbain, l’enjeu est d’accompagner leur évolution qualitative et quantitative vers plus de mixité sociale, générationnelle, voire fonctionnelle.

Zones d’activités : elles représentent entre 10 et 23% des espaces urbanisés et environ 40% des emplois. Héritées du zoning urbain passé, l’enjeu porte sur la mutation qualitative de ces espaces (gestion environnementale, densité, services…), la préservation des espaces nécessaires aux activités industrielles et logistiques et sur une plus grande intégration des activités et emplois dans le tissu mixte de la ville.

Bâtis isolés, écarts, hameaux et villages : ils couvrent entre 21 et 56% des espaces urbanisés et ont largement contribué à la dispersion (mitage) de l’urbanisation dans les espaces ruraux. Si les politiques publiques tendent à fortement limiter, voire interdire le développement urbain de ces secteurs, l’enjeu, pour certains villages et hameaux, est d’organiser leurs évolutions qualitatives dans l’enveloppe urbaine existante (critères, projets de village…).

 

Pour en savoir plus :

 

  • 55 077

    C’est le nombre d’hectares urbanisés (près de 10% des territoires) sur les 5 SCoT qu’accompagne l’Auran.

  • 720

    c’est le nombre d’hectares consommés par l’urbanisation par an en moyenne sur les 5 SCoT.

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