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Agence d'Urbanisme de la Région Nantaise

L’Agence d’urbanisme de la région nantaise (AURAN) produit des analyses, décrypte les tendances et actualise des données pour les collectivités. C’est un outil partenarial d’aide à la décision pour les élus et une ressource pour la compréhension et la mémoire des territoires.

Nouvelle aire urbaine de Nantes : nouveaux enjeux ?

Aujourd’hui, le bassin de vie nantais compte 114 communes

Aujourd’hui, l’aire urbaine de Nantes, compte 114 communes, dont 108 en Loire-Atlantique et 6 dans le Maine-et-Loire. Par rapport à sa situation en 1999, l’aire urbaine de Nantes s’est étendue et a gagné 39 communes supplémentaires. Cette extension du bassin de vie nantais s’est principalement faite en direction de Saint-Nazaire (l’intégralité de la Communauté de communes Loire et Sillon fait désormais partie de l’aire urbaine nantaise) et vers le nord du Département. Ainsi, les Communautés de communes du Pays de Blain et de la région de Nozay (exceptée la commune de Treffieux) sont contenues dans l’aire urbaine de Nantes. De même, l’aire urbaine s’est étendue en direction du sud-est (Communauté de communes de Vallet). Ainsi, le périmètre de l’aire urbaine de Nantes est passé de 2 240 km2 en 1999 à plus de 3 300 km2 aujourd’hui.


Le développement urbain dans le Grand Ouest : encore plus d’interaction

Dans l’ensemble du Grand Ouest, l’aire d’influence des villes s’est développée depuis 1999. Ainsi, les aires urbaines de Nantes et de Saint-Nazaire, qui étaient autrefois séparées par un ensemble de communes multipolarisées, sont désormais contiguës. Notons que l’aire urbaine de Saint-Nazaire s’est, elle aussi, étendue notamment en direction de Pontchâteau, passant de 23 à 29 communes.

Par ailleurs, à l’instar du périmètre de l’aire urbaine de Nantes qui s’est agrandi en direction du nord, l’aire urbaine de Rennes, qui compte 190 communes en 2010, s’est étendue vers le sud. Désormais, les deux aires urbaines ne sont plus séparées que par 20 km, contre 60 km en 1999. La continuité entre les bassins de vie nantais et rennais s’avère donc renforcée.

Enfin, au travers de ce nouveau zonage, il apparaît que plusieurs communes ont développé des interactions à la fois avec l’aire urbaine de Nantes, mais aussi avec d’autres aires urbaines. Cela met en évidence les connexions fortes qui se créent entre le bassin de vie nantais et ceux d’Angers, de Cholet, de la Roche-sur-Yon (et du littoral vendéen) et de Redon. Il s’agit là d’une particularité du Grand Ouest.

En effet, l’aire urbaine nantaise se démarque ici de la situation bordelaise, et dans une moindre mesure de la situation toulousaine, dont les aires ne paraissent pas développer autant d’interactions avec d’autres polarités.

 

Aujourd’hui, le bassin de vie nantais compte près de 855 000 habitants

Les 114 communes qui composent l’aire urbaine de Nantes comptent 854 900 habitants en 2008. Depuis 10 ans, ce sont donc 160 000 habitants supplémentaires qui vivent dans l’aire d’influence grandissante de l’agglomération nantaise. Notons d’ailleurs que plus des deux tiers de la population de la Loire-Atlantique résident dans ce large bassin de vie nantais.

Mais veillons à ne pas appréhender l’accroissement démographique de l’aire urbaine de Nantes par de stricts phénomènes d’étalement urbain. Cet accroissement de la population s’explique par la combinaison de deux phénomènes d’égale importance : il s’agit, en effet, à la fois d’une conséquence de l’extension de la zone géographique de l’aire urbaine, donc du bassin de vie nantais qui traduit un accroissement de la connexion entre les territoires périurbains et le cœur (donc un phénomène de métropolisation), et d’une forte densification du pôle urbain central alimentée par une attractivité forte, une dynamique d’emplois importante et un parc de logements locatifs conséquent, mais aussi des polarités secondaires.

Ainsi, si dans les décennies précédentes l’aire urbaine de Nantes s’est développée, avant tout, par son emprise territoriale, sa croissance se mesure désormais en densité et en dynamique.

Aujourd’hui, par son poids démographique, l’aire urbaine de Nantes se place au 8e rang des grandes aires urbaines juste après Bordeaux et Nice et devant Strasbourg et Grenoble (notons toutefois que les deux aires urbaines de Loire-Atlantique Nantes et Saint-Nazaire forment un ensemble urbain conséquent, du même poids que l’aire urbaine de Bordeaux).

 

L’aire urbaine de Nantes « millionnaire » à l’horizon 2030

À l’horizon 2030, selon le scénario central de l’Insee, l’aire urbaine de Nantes compterait environ 1 040 000 habitants, et connaîtrait donc une croissance de population de 22 % en vingt-cinq ans. Le bassin de vie nantais gagnerait ainsi 190 000 habitants, soit à peu près 7 600 habitants supplémentaires chaque année en moyenne. Même si les arrivées de nouveaux habitants devraient être nombreuses, cet essor serait presque totalement porté par l’excédent des naissances sur les décès.

Avec ces hypothèses, le scénario central des projections de population indique que le taux de croissance annuel moyen de l’aire urbaine de Nantes s’élèverait à 0,8 %, soit 0,5 point de plus que la moyenne des douze plus grandes aires urbaines françaises. L’aire urbaine de Nantes se placerait ici à la 3e place des aires urbaines les plus dynamiques derrière celles de Toulouse et de Rennes qui pourraient croître plus vite (avec des taux de croissance annuels moyens respectifs de + 1,1 % et + 1,0 %) et devant celles de Bordeaux, Lyon et Grenoble. Les villes du littoral méditerranéen, quant à elles, auraient des taux de croissance annuels moyens inférieurs à la moyenne des grandes aires urbaines de France : les aires urbaines de Marseille et de Nice ne dépasseraient pas + 0,4 % et + 0,3 %, l’aire urbaine de Lille enregistrerait un taux encore plus faible de + 0,2 %.

 

 

100 000 habitants supplémentaires à l’horizon 2030 dans l’agglomération nantaise

Dans ce contexte de forte dynamique démographique où l’aire urbaine de Nantes deviendrait « millionnaire » à l’horizon 2030, l’agglomération nantaise connaîtrait, dans un scénario « au fil de l’eau » (qui prolongerait les phénomènes de périurbanisation observés au cours des années 2000) une croissance de 75 000 habitants supplémentaires environ. Autrement dit, sur dix nouveaux habitants dans l’aire urbaine de Nantes, quatre résideraient sur Nantes Métropole et six dans ses territoires périphériques.

Mais, dans le cadre de son Programme local de l’habitat (PLH) 2010-2016, de son nouveau Plan de déplacements urbains (PDU), et à plus long terme de sa démarche prospective « Ma Ville Demain », la communauté urbaine de Nantes souhaite prendre en compte l’enjeu de l’évasion urbaine des familles qui alimente les phénomènes de périurbanisation. En décidant la mise sur le marché de 5 000 logements supplémentaires par an avec « un développement des actions pour produire des logements abordables, en locatif comme en accession, pour les ménages à revenus modestes et intermédiaires » et « un renforcement de l’effort en direction des ménages familiaux en développant une offre adaptée en termes de forme urbaine et de prix », le PLH de Nantes Métropole pourrait limiter les départs d’un certain nombre de familles. Dans le cadre de ce scénario volontariste, Nantes Métropole pourrait gagner 100 000 habitants supplémentaires à l’horizon 2030 et représenter ainsi 53 % de l’accroissement démographique de l’aire urbaine de Nantes.

 

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